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| Habituellement, les producteurs se rendent au centre agricole Bienvenue pour acheter leurs pesticides. Cette fois, c'est le contraire: ils rapportent leurs articles périmés. Une occasion unique.
C'est la troisième collecte du genre au Québec. Chaque fois, elles sont organisées dans des régions différentes. Cette année, c'était au tour de l'est et du centre du Québec. Quatre-vingts pour cent des pesticides vendus au Québec sont utilisés en agriculture, c'est donc à la ferme qu'on retrouve le plus de pesticides périmés. Robert Beauregard et Marielle Farley produisent des légumes. Comme
la majorité des producteurs, ils utilisent des pesticides qu'ils
entreposent sous clef. Aujourd'hui, c'est le grand coup de balai.
Évidemment, le travail ne se limite pas à la cueillette des vieux pesticides. Il faut ensuite les éliminer de façon sécuritaire. Pour cela, les responsables font affaire avec CRI environnement, une compagnie spécialisée dans la gestion des matières dangereuses. Malheureusement, le coût d'une telle cueillette est très
élevé. Pour détruire 50 000 kilos de pesticides,
il faudra débourser près de 150 000 $. Compte tenu de son
coût, on pense n'organiser ce genre de cueillette qu'une fois tous
les 5 ou 10 ans. Le temps que les volumes entreposés le justifient.
Entre-temps, on pourrait mettre sur place des centres de dépôts
itinérants à travers le Québec. C'est à voir
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