![]() ![]() ![]() |
![]() |
![]() |
|
| Petits, mais de qualité ! L'Alberta est de loin le plus important producteur de viande de boeuf au Canada : le deux tiers de la production y provient. Si aucune province ou territoire n'a la prétention d'en produire autant, il commence pourtant à y avoir compétition dans la qualité...
Les Provinces atlantiques ne produisent que 1% du boeuf canadien. Pourtant, en mai 2002, elles ont remporté le grand prix canadien des produits nouveaux décernés par le Conseil canadien de la distribution alimentaire. La qualité est un atout lorsqu'on est un petit producteur dans la grosse industrie du boeuf canadien. De plus, les producteurs doivent faire face à des coûts de transport très élevés. Chaque année, 20 000 têtes quittent l'Île-du-Prince-Édouard pour un long voyage de 2 500 kilomètres. Ces bêtes traversent les frontières du Nouveau-Brunswick, du Québec et de l'Ontario à destination de l'abattoir de Guelph en Ontario. Une facture additionnelle de deux millions de dollars par année pour les producteurs.
Quel est le secret ? L'Île-du-Prince-Édouard est le plus gros producteur de pomme de terre au pays. Les rejets d'usines sont abondants et ne coûtent rien. Ce n'est donc pas par hasard si la pomme de terre fait partie du menu des bovins de l'Atlantique. Mais attention ! Trop de pommes de terre dans la diète des bêtes donne une viande pleine d'eau.
«Nous avons étudié l'impact de la pomme de terre dans la diète des animaux. Notre point de départ a été celui du boeuf de l'Ouest canadien composé à 80% d'orge. Nous avons substitué l'orge par la pomme de terre graduellement jusqu'à 80%. Les meilleurs résultats ont été obtenus avec la diète composée de 40% d'orge, 40% de pomme de terre et 20% d'ensilage.» John Duynisveld, chercheur Agriculture Canada Ce mélange augmente le poids de chaque bovin d'un kilo et demi à deux kilos par jour. En plus, il élimine le caractère indésirable de la viande trop aqueuse. Depuis l'arrivée de cette viande sur les tablettes, les ventes ont augmenté de 20%.«Du point de vue du consommateur, c'est une bonne chose parce qu'il est garanti d'avoir le même produit de viande de haute qualité à chaque fois qu'il va l'acheter au magasin.» Darlene Sanford, productrice
HYPERLIENS Le site web du gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard Promotion
du boeuf du Canada Atlantique Le
programme du Boeuf de lAtlantique reconnu sur la scène nationale |
![]() |
|
Du transport qui coûte cher.... Chaque année, 20 000 têtes quittent l'Île-du-Prince-Édouard pour un long voyage de 2 500 kilomètres. Ces bêtes doivent traverser les frontières du Nouveau-Brunswick, du Québec et de l'Ontario à destination de l'abattoir de Guelph en Ontario. Ceci représente une facture additionnelle de deux millions de dollars par année pour les producteurs. En 2002, le gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard a annoncé la construction d'un abattoir près de la capitale provinciale, Charlottetown. Une décision logique, puisque 80% du boeuf de l'Atlantique est produit dans cette province. Mais avant d'entreprendre la construction, il faut évaluer les besoins afin d'assurer sa viabilité.
Visionnez notre reportage «Boeuf de l'Atlantique».
|
