Boeuf de l'Atlantique
Reporter réalisateur :
Jacques Giguère (Moncton)
20 avril 2003

Les Provinces atlantiques ne produisent que 1% du boeuf canadien. Pourtant, en mai 2002, elles ont remporté le grand prix canadien des produits nouveaux.


Petits, mais de qualité !

L'Alberta est de loin le plus important producteur de viande de boeuf au Canada : le deux tiers de la production y provient. Si aucune province ou territoire n'a la prétention d'en produire autant, il commence pourtant à y avoir compétition dans la qualité...

Les Provinces atlantiques ne produisent que 1% du boeuf canadien. Pourtant, en mai 2002, elles ont remporté le grand prix canadien des produits nouveaux décernés par le Conseil canadien de la distribution alimentaire.

La qualité est un atout lorsqu'on est un petit producteur dans la grosse industrie du boeuf canadien. De plus, les producteurs doivent faire face à des coûts de transport très élevés. Chaque année, 20 000 têtes quittent l'Île-du-Prince-Édouard pour un long voyage de 2 500 kilomètres.

Ces bêtes traversent les frontières du Nouveau-Brunswick, du Québec et de l'Ontario à destination de l'abattoir de Guelph en Ontario. Une facture additionnelle de deux millions de dollars par année pour les producteurs.

 

L'Atlantique ne représente que 1% de la production canadienne, tout comme le Québec. Puis vient la Saskatchewan et le Manitoba avec 9% et l'Ontario avec 17%.

C'est l'Alberta qui occupe le premier rang avec 72% de la production canadienne de boeuf.

 

Quel est le secret ?

L'Île-du-Prince-Édouard est le plus gros producteur de pomme de terre au pays. Les rejets d'usines sont abondants et ne coûtent rien. Ce n'est donc pas par hasard si la pomme de terre fait partie du menu des bovins de l'Atlantique.

Mais attention ! Trop de pommes de terre dans la diète des bêtes donne une viande pleine d'eau.

«Nous avons étudié l'impact de la pomme de terre dans la diète des animaux. Notre point de départ a été celui du boeuf de l'Ouest canadien composé à 80% d'orge. Nous avons substitué l'orge par la pomme de terre graduellement jusqu'à 80%. Les meilleurs résultats ont été obtenus avec la diète composée de 40% d'orge, 40% de pomme de terre et 20% d'ensilage.» John Duynisveld, chercheur Agriculture Canada

Ce mélange augmente le poids de chaque bovin d'un kilo et demi à deux kilos par jour. En plus, il élimine le caractère indésirable de la viande trop aqueuse.

Depuis l'arrivée de cette viande sur les tablettes, les ventes ont augmenté de 20%.«Du point de vue du consommateur, c'est une bonne chose parce qu'il est garanti d'avoir le même produit de viande de haute qualité à chaque fois qu'il va l'acheter au magasin.» Darlene Sanford, productrice

 




HYPERLIENS

Le site web du gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard

Promotion du boeuf du Canada Atlantique
Coop Agriculture

Le programme du Boeuf de l’Atlantique reconnu sur la scène nationale




Du transport qui coûte cher....

Chaque année, 20 000 têtes quittent l'Île-du-Prince-Édouard pour un long voyage de 2 500 kilomètres.

Ces bêtes doivent traverser les frontières du Nouveau-Brunswick, du Québec et de l'Ontario à destination de l'abattoir de Guelph en Ontario.

Ceci représente une facture additionnelle de deux millions de dollars par année pour les producteurs.

En 2002, le gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard a annoncé la construction d'un abattoir près de la capitale provinciale, Charlottetown.

Une décision logique, puisque 80% du boeuf de l'Atlantique est produit dans cette province.

Mais avant d'entreprendre la construction, il faut évaluer les besoins afin d'assurer sa viabilité.

 

Visionnez notre reportage «Boeuf de l'Atlantique».