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| Drame à la séparation... Durant leurs premiers mois, les veaux mènent une existence tranquille. Des mois où la vie se résume à manger, engraisser et savourer le lait maternel.
Pendant les jours qui suivent cette séparation, plusieurs perdent l'appétit, leur système immunitaire s'affaiblit et les éleveurs s'inquiètent. C'est le stress du sevrage... «Je n'aime pas ça entendre les veaux beugler. Personne n'aime ça. Ça veut dire qu'ils sont stressés et qu'ils ne sont pas contents.» Le stress du sevrage affaiblit l'animal au moment où certains d'entre eux prennent le chemin de l'encan. Alors même qu'ils sont plus sensibles aux maladies, on les envoie dans un environnement plus propice au contact avec les microbes et les bactéries.
Trouver la solution... Une équipe de l'Université de la Saskatchewan, dirigée par Dereck Haley, a tenté de trouver une solution.
Dereck a donc décidé d'isoler ces deux facteurs. Il a d'abord coupé l'accès au lait sans séparer le veau de la mère. C'est ce qu'il appelle le sevrage en deux étapes. Le fonctionnement est simple. Si le veau redresse la tête pour atteindre le pis de la vache, un anneau se referme et lui barre la route. Si le veau se penche vers le bas pour manger ou boire, l'anneau s'ouvre et lui laisse le champ libre. Le jour de la séparation, on retire l'anneau. Chaque veau est pesé et on les identifie pour finalement les isoler dans un nouvel enclos. Il ne reste qu'à attendre leurs réactions. Les résultats Les veaux sevrés en deux étapes beuglent 85% moins que les veaux sevrés de façon traditionnelle.
Le plus important encore: les veaux sevrés avec l'anneau mangent plus, consacrant 25% plus de temps à leur alimentation. Il est donc clair que les veaux sevrés avec l'anneau sont moins stressés et donc plus aptes à combattre la maladie. Dereck Haley est persuadé que les consommateurs, qui sont de plus en plus soucieux du traitement que l'on réserve aux animaux, vont finir par convaincre l'industrie.
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