Maréchal-ferrant (reprise)
Reporter réalisateur :
Jacques Giguère (Moncton)
29 décembre 2002

Le terme MARECHAL trouve son origine dans le terme MARHSKALK qui désignait, en ancien français, un domestique qui soignait les chevaux.
Source : Métiers d'autrefois


Des fers... à la main !

Marc Gauthier est maréchal-ferrant. Il construit des fers à cheval à partir d'une simple barre de fer, et ce, entièrement à la main. Selon lui, c'est efficace et économique.

Marc utilise le feu au charbon, tout comme le faisait les anciens forgerons. «Le charbon produit une chaleur plus chaude que le propane.» Claude Gauthier

La préparation...

Avant de construire de nouveaux fers, le maréchal-ferrant doit préparer le sabot du cheval.

«Tout ce que j'enlève, c'est ce qui a poussé depuis six semaines. C'est important de ne pas trop couper car il y a des structures sensibles que nous pourrions endommager.» Claude Gauthier

Ces parties sensibles sont à l'intérieur de la surface plantaire du sabot. La fourchette est la partie en forme de «V» qui donne au cheval une meilleure adhérence.

La sole est l'autre surface sensible auquel le maréchal-ferrant porte une attention particulière.

La paroi est épaisse d'environ un centimètre. Elle se situe sous la partie visible du sabot appelée la muraille.

Inflexibles, la paroi et la muraille serviront de support et d'ancrage aux fers. À l'aide d'une lime, le maréchal-ferrant égalise les deux côtés du sabot.

Les fers sont changés généralement à toutes les six semaines.

Marc Gauthier construit, un à un, pas moins de 5 000 fers par année.


La fabrication...

Le fer est retiré du feu lorsqu'il atteint la température désirée. Chaque coup transforme le métal jusqu'à ce qu'il obtienne sa forme définitive. Un véritable travail de précision.

«C'est important que le fer soit debout sur une structure qui soit symétrique; pas plus étroite d'un côté que de l'autre.» Marc Gauthier

Pour assurer une symétrie parfaite entre le fer et le sabot, on applique le fer encore chaud. «Je vois si la corne touche ou non. Si c'est brulé, mon fer touche. Sinon, il ne touche pas. Il faut donc que je brûle jusqu'à ce qu'il y ait une brûlure uniforme.» Claude Lortie, maréchal-Ferrant

Il ne reste plus qu'à attacher le fer solidement au sabot.

«C'est très important que le clou sorte de la muraille, sinon il pourrait blesser le cheval.» Claude Lortie

 

 



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Le forgeron a été longtemps au coeur de la vie sociale.

On y venait pour prendre des nouvelles, jaser et passer le temps.

Au début du siècle, il y avait en moyenne un forgeron pour cent familles.

Il n'était pas rare de voir plus d'une forge par village.

En plus de ferrer les chevaux, les forgerons façonnaient, entre autres, des chaînes et ils montaient le fer sur les roues de bois.

 

Visionnez notre reportage «Maréchal-ferrant».