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| Histoire... d'un moulin!
Le moulin Saint-Louis existe depuis 1758, lors de la période seigneuriale où les Ursulines des Trois-Rivières développaient notre région. Les soeurs opèrent le moulin pendant près de 100 ans avant de le vendre à un dénommé Jean-Baptiste Magnan. Malheureusement, Jean-Baptiste n'est pas en mesure de payer ses hypothèques envers les religieuses. En 1902, Joseph Saint-Louis et sa soeur Marie-Louise prennent possession du moulin. Ils y élèvent Jean, un orphelin arrivé au Québec en 1920. En 1965, Jean Saint-Louis reprend le moulin pour le vendre à Jean-Claude Gauthier en 1992.
«Un certain 26 ou 27 juillet 1992, ma femme apprend par des amis qu'il y a un moulin à vendre à Sainte-Ursule. Elle m'a traîné ici de force ou presque... Je suis tombé en amour avec l'endroit. Un site merveilleux, historique. Trois semaines plus tard, c'était notre propriété.» Jean-Claude Gauthier, farinier «Lorsque j'ai acheté ce moulin, j'ai exigé de monsieur Saint-Louis qu'il me montre le métier pendant deux ans.» Jean-Claude Gauthier Pendant deux automnes, M. Saint-Louis a montré à M. Gauthier
à moudre la farine de sarrasin, la spécialité du
moulin.
Un bon équipement Selon M. Gauthier, lorsque les communautés religieuses de l'époque bâtissaient quelque chose, elles le faisaient avec des matériaux de première qualité.
«C'est pour ça qu'au moulin, j'ai des meules qui travaillent de manière exceptionnelle, comme tous les moulins en rêvent.» Jean-Claude Gauthier «Ces meules sont grandes et vont permettre de moudre sans que la céréale ne chauffe. Ça va conserver le goût de la céréale, les sels minéraux et les éléments nutritifs qui sont contenus dans la farine.» Jean-Claude Gauthier La deuxième chose qui rend son moulin si particulier est la qualité de son bluteau. Le bluteau est le tamis. «Quand on tamise sur 18 pieds de long, ça a comme fonction
d'oxygéner les molécules de farine. On rend ainsi la farine
plus légère et plus digestible.» Jean-Claude
Gauthier La passion du métier...
«Mon père a commencé à être vieux quand il a arrêté d'être gardien. Depuis, il regarde la télévision. Et ça, je ne veux pas ça.» Jean-Claude Gauthier «Il faut absolument que je vende à quelqu'un qui acceptera
de perpétuer le patrimoine vivant. Ça, c'est excessivement
important.» Jean-Claude Gauthier
HYPERLIENS Le moulin ancestral Saint-Louis cherche preneur |
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Dès 1665, on dénombre neuf meuniers dans le recensement de la Nouvelle-France. En 1734, on en compte 118. Plus détaillé, le recensement du Canada de 1851 donne le chiffre de 541. Au début du XXe siècle, ce nombre décroît considérablement: on ne compte plus que 79 meuniers au cours de l'année 1919. Il est intéressant de noter que vers les années 1935, le terme «minoterie» apparaît, marquant ainsi la transition entre le moulin à farine traditionnel et les nouveaux établissements à caractère plus industriel. Alors qu'en 1933, on dénombre 376 minoteries et meuneries, le chiffre baisse à 185 en 1943. La fluctuation de ces chiffres indique bien les difficultés qu'ont connues ces entreprises au début du XXe siècle.
Source : Culture et Communications du Québec
Visionnez notre reportage «Moulin à farine traditionnel».
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