La vache parthenaise
Journaliste - réalisateur :
Charles Marcoux (Régina)
10 novembre 2002

«Aujourd'hui, l'agriculture est synonyme de grands troupeaux. Il faut beaucoup d'animaux pour faire un peu d'argent. Moi, ce qui m'intéresse, c'est la qualité pour un meilleur profit...» Clarence Cyr, éleveur


Une première au pays...

Clarence Cyr s'est toujours senti écrasé par le carcan de la grande industrie du boeuf de l'Ouest : Un marché dominé notamment par la Hereford et la Angus.

Les Cyr ont voulu se distinguer et devenir indépendants de la grande industrie de masse.

Ils ont donc adopté la parthenaise, une vache reconnue en Europe pour sa chaire tendre et la qualité de son beurre.

C'est après avoir mené une série de croisements avec des taureaux de races françaises que M. Cyr a adoptée la Parthenaise.

Il a découvert que les croisements avec les taureaux parthenais donnent les meilleurs résultats : Des carcasses moins grasses avec, en moyenne, près de 10% plus de viande que le bétail canadien de souche britannique.

«Lorsqu'on fait un croisement avec un taureau, on peut obtenir jusqu'à 50 livres de viande de plus... sans que ça nous coûte plus cher...» Clarence Cyr

On distingue la vache Parthenaise par sa robe rousse et le noir de son museau, du contour de ses oreilles et de sa queue.


Une meilleure qualité, mais pas plus d'argent!

Un meilleur produit ne signifie pas nécessairement un plus grand profit. Les grands abattoirs achètent le bétail à prix fixe. Il n'y a pas de prime pour les carcasses de qualité supérieure : C'est à prendre ou à laisser. La famille Cyr a décidé de laisser...

C'est pourquoi Clarence est allé voir le boucher du village. Tim Ewing achète environ quatre parthenaises par semaine. Pour la qualité supérieure de la viande, il paie une prime de 10 sous la livre, environ 20 sous le kilo.

«Une carcasse de Parthenaise rapporte jusqu'à 75$ de plus. Et comme nous vendons directement au boucher, il n'y a pas de coûts supplémentaires pour la découpe.» Clarence Cyr

«Beaucoup de clients veulent ce type de boeuf parce qu'il est plus maigre et qu'il ne contient pas de stéroïde ou d'hormones. Il est plus tendre, plus savoureux.» Tim Ewing, boucher.

Ainsi, un troupeaux d'environ 200 têtes suffit largement aux besoins de la famille. Et Clarence peut proclamer son indépendance...

 

Depuis une décennie, une quarantaine d'éleveurs des États-Unis ont adopté cette vieille française. Au Canada, la Parthenaise est maintenant présente en petits troupeaux en Ontario et au Québec.


HYPERLIENS

Vaches du monde : La Parthenaise

La race parthenaise : Origine et aptitudes

 

 



Ses origines...

Les origines de la vache Pathenaise remontent à la France du 17e siècle.

Par croisements, les éleveurs tentent alors d'obtenir une vache laitière qui a aussi de bonnes qualités pour la boucherie.

La race Parthenaise est répertoriées à la fin du 19e siècle.

À cette époque, cette vache est reconnue pour sa chaire tendre et la qualité de son beurre, mais sa capacité laitière laisse à désirer.

Délaissée, elle frôlera l'extinction.

La renaissance de la Parthenaise arrive à la fin du 20e siècle lorsque les consommateurs de boeuf recherchent une viande plus tendre et plus maigre.

Il faut attendre jusqu'en 1991 pour qu'un éleveur albertain, flairant une bonne affaire, décide d'importer la vache parthenaise au Canada...

 

Visionnez notre reportage «La vache parthenaise».