Le ginseng d'or
Journaliste réalisateur :
Réjean Mathieu
22 septembre 2002

Pour les Asiatiques, le ginseng est une source universelle de santé. Ils en consomment des dizaines de milliers de tonnes par année.

 

En voie de disparition...

Le ginseng sauvage, qu'on retrouvait en abondance au XVIIième siècle, a presque complètement disparu du paysage floral canadien. Il faut dire qu'à dix fois le prix du ginseng cultivé, le ginseng sauvage a fait l'objet de beaucoup de convoitise et d'une piètre gestion au fil des ans.

Plantation en érablière

C'est pour enlever le ginseng sauvage de la liste des plantes en voie de disparition que Martin Perron a décidé de le réintroduire dans son habitat de prédilection, l'érablière.

Certaines conditions doivent être respectées pour multiplier les chances de succès dans une érablière:

- Planter la graine à l'automne;

- Choisir une section de l'érablière bien drainée;

- Garder la semence bien humide sous une couche suffisante de paillis;

- Planter près de 200 plants par colonie afin d'assurer la viabilité de la plantation.

 

Le Canada est le troisième producteur de ginseng au monde;

L'Ontario et la Colombie-Britannique, les deux seuls producteurs canadiens, en produisent plus de 2300 tonnes de ginseng par année;


Plantation en pinède

Martin Perron veut également expérimenter le transfert technologique, c'est-à-dire la plantation de semences de ginseng dans un milieu qui n'est pas nécessairement idéal.

Dans l'est-ontarien, au cours des dernières décennies, plusieurs érablières ont été transformées en pinèdes. Ces dernières sont aujourd'hui des endroits de choix pour l'expérience.

Comme l'érablière, la pinède offre les conditions de drainage, d'ombrage et de litière favorables à la croissance de ginseng. Reste à savoir si, avec le temps, le sol ne deviendra pas trop acide ou encore si le ginseng finira par s'adapter à ce genre de sol. Et puis il y a la question de qualité de la racine... Mais pour le savoir, il faut d'abord essayer et surtout attendre au printemps pour voir si les graines auront germées.

Résultats...

Trouver des petits plants de ginseng dans une érablière où il y a énormément de compétition n'est pas évident. Mais une fois qu'on réussi à déblayer, on finit par en trouver, ce qui permet de conclure que la réintroduction est bel et bien entreprise.

Non seulement ça pousse dans la pinède, où tout est bien rangée et où il n'y a rien sauf les aiguilles de pin qui servent de paillis, mais on peut également tirer des conclusions intéressantes.

Reste donc à attendre quelques années, sept, huit ou peut-être dix ans, pour constater si cette expérience de réintroduction du ginseng sauvage aura fonctionné et si le ginseng sauvage pourra reprendre sa place dans les forêts de l'est Canadien.

Vente bénéfique pour le Canada...

En 2000, les quelques 500 producteurs canadiens ont vendu pour plus de 40 millions de dollars de racine de ginseng séchée à Hong Kong, le centre mondial du commerce du ginseng.


HYPERLIENS

Qu'est-ce que le ginseng

Le ginseng canadien

Profil du ginseng au Canada
Agriculture et agroalimentaire Canada

La culture du ginseng en milieu forestier

Le ginseng à cinq folioles
Environnement Canada

 



 

Saviez-vous que...

Le ginseng est un tonique et non pas un médicament pouvant guérir les troubles de santé. Il doit donc être utilisé pour prévenir et non pas pour guérir.

Principales actions reconnues du ginseng: tonifie l'organisme des personnes fatiguées ou affaiblies; augmente la vitalité, améliore la circulation sanguine, régularise le taux de sucre dans le sang et le taux de cholestérol, aide à mieux dormir, diminue des bouffées de chaleur et les transpirations nocturnes, abaisse la tension artérielle, agit comme anti-inflammatoire et antipyrétique et aide à prévenir le cancer.

Source: Panaxco Inc.

 

Visionnez notre reportage «Le ginseng d'or».