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Le réveil des consciences...
Partout dans la province, la maladie hollandaise de l'orme a frappé des centaines d'arbres. La maladie a fait disparaître de nombreux et magnifiques arbres de notre paysage. L'orme d'Amérique était celui que l'on retrouvait le plus le long des voies urbaines. La maladie est venu s'attaquer à lui de façon catastrophique. Cela fait maintenant plus de 30 ans que l'on lutte contre la maladie hollandaise de l'orme. C'est d'ailleurs dans les années 70 que la maladie a réveillé les consciences à Québec et donné le coup d'envoi à un programme de plantation et d'entretien de l'arbre qu'il soit dans les rues, dans des boisés ou dans des parcs. Il faut non seulement planter des arbres mais il faut aussi les garder longtemps. Tout un défi de faire pousser des arbres en ville. L'arbre est soumis à des conditions extrêmes, à un milieu éprouvant. En ville, l'arbre est un exilé qui doit s'adapter.
Armer les arbres contre l'invasion urbaine... Les arbres plantés en ville doivent faire l'objet d'un soin particulier. Sur le boulevard René-Lévesque où la circulation est lourde, où la température est froide et venteuse l'hiver et où il y a beaucoup de pollution urbaine l'été, il faut choisir des espèces résistantes. Mais même si les espèces sont résistantes, il faut quand même recréer un milieu naturel pour l'arbre et ce dans un monde de béton.
Ça commence par la terre, la ville de Québec fait des fosses de plantations plus grandes qu'ailleurs. Ils installent également un système d'irrigation qui permet d'arroser les arbres la nuit. D'un autre côté, il y a le défi de limiter la croissance d'arbres plantés sur les terrains de la ville et qui ont eu de la bonne terre pour pousser sainement. Ceux-ci, on devra les sculpter pour qu'ils conviennent à la vie de quartier. La ville de Québec s'est doté d'un système informatique pour suivre à la trace les travaux d'entretien effectués sur les arbres. Tout est inscrit à l'ordinateur, l'élagage, la plantation et la fertilisation fait sur les arbres. Au-delà des fosses de plantation agrandies, du programme d'entretien et du système informatique établi, la Capitale a aussi obtenu que ses élus s'engagent à protéger les arbres même si des coûts additionnels sont impliqués. Les responsables de la foresterie urbaine participent aux décisions.
La cohabitation : l'effort de tous... Au Québec tout comme au Canada, la foresterie urbaine relève des municipalités. Rien ne force une ville à mettre en place une politique de l'arbre. Ce sont souvent les citoyens qui réclament une plus grande protection de leur patrimoine vert. La ville de Québec s'est donné comme objectif, un arbre par habitant. On est encore loin du compte. Si au début du siècle, la très grande majorité de la population habitait en campagne, ce n'est plus le cas maintenant. De nos jours, trois canadiens sur quatre vivent dans les villes. Les contacts avec la forêt se limitent aux terrains boisés, aux parcs et aux arbres de rue.
HYPERLIENS |
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«Dans la grande forêt, les gens vont y aller en vacances quelques semaines par année. En milieu urbain, c'est notre quotidien donc on a besoin du parc pour aller se promener, on a besoin d'un boisé pour aller se détendre ou faire de l'activit. Je pense que ça fait parti des bienfaits de la foresterie urbaine.» Guy Bussières,
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