CAPSULE INFO

Une famille québécoise achète annuellement 28 $ de fleurs.

À mi-chemin entre la Semaine des secrétaires et la fête des mères, les producteurs de fleurs coupées vivent leur plus grosse période de l'année.


Le reportage

 


Fleurs coupées québécoises (reprise du 27 avril 2001)

Réalisateur : Bernard Laroche
Journaliste : Rachel Brillant

1er septembre 2002

 


Muflier.

 

95% des fleurs achetées chez le fleuriste sont produites ailleurs qu'au Québec, la plupart dans un autre pays.

Les horticulteurs d'ici n'en fournissent que quelques unes comme le muflier.

 

 


Reine Baron, productrice de fleurs coupées...


Reine Baron.

Le marché des fleurs coupées au Québec est contrôlé par des pays comme la Colombie et l'Équateur qui cultivent des fleurs à l'année. On importe également des fleurs coupées de la Hollande, d'Israël, de l'Ontario et de la Californie.

Les producteurs québécois tentent de se tailler une place dans le marché. La Semaine Verte a rencontré Reine Baron, productrice de fleurs coupées dans le Canton de Granby. Il y a huit ans, elle et son mari ont quitté leur emploi pour cultiver des fleurs en serre.

 

Une culture difficile au Québec...

«C'est jamais gagné, parce que tu as ta place si ton produit est beau, si la qualité est là, si le prix est là, si l'abondance est là et si la constance est là. Mais si tu faillis à un de ces critères, l'acheteur lui, il va acheter ailleurs, c'est tout. Y en a ailleurs!»
Reine Baron

Le climat du Québec n'est pas toujours propice à la culture des fleurs.

Pour augmenter sa production en serre, Reine Baron, a dû investir 200 000 dollars dans un système d'éclairage. Cet investissement lui a permis de produire des fleurs de qualité supérieure.

La qualité des fleurs est très importante dans cette industrie dominée par des pays étrangers où les conditions climatiques sont plus favorables à la culture des fleurs.


Le lis calla.

Reine Baron se démarque en produisant une fleur haut de gamme, le lis calla, habituellement importé de l'Équateur. Le lis que Reine Baron met sur le marché est épanoui alors qu'en Équateur il est cueilli au stade de bouton. La couleur sera différente.

 

Le grossiste...

Les horticulteurs vendent leurs fleurs à un intermédiaire, le grossiste. Les grossistes vendent ensuite aux fleuristes.

Le grossiste achète ses fleurs principalement de l'étanger. Il n'y a pas de frontières. Ils achètent là où la qualité et le prix sont intéressants.

 

Le secret de la réussite...

Le producteur de fleurs coupées au Québec doit faire une fleur de très grande qualité au moindre coût possible.

Le bon choix de culture de fleurs ne garantit pas la rentabilité de l'horticulteur. Il doit aussi développer une relation de confiance avec le grossiste ou bien faire preuve de débrouillardise et faire lui même sa propre mise en marché.

Hyperliens

Des secteurs canadiens de la floriculture, des pépinières et des arbres de Noël.
Agriculture et Agroalimentaire Canada.

Le prix du bouquet.
Zone libre, Radio-Canada.

Un carburant: la passion!
Cyberpresse.ca.

Fédération Interdisciplinaire de l’Horticulture ornementale du Québec (FIHOQ).

 

 
Adaptation pour Internet : Marie-Claude Cleary
Conception graphique et intégration : Karine Boucher