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Réalisateur : Bernard Laroche
Journaliste : Rachel Brillant
6 janvier 2002
Les piscicultures et la pollution…
Les piscicultures du Québec sont au banc des
accusés depuis quelques années.
Elles sont accusées de faire mourir les lacs
mais ceux-ci sont souvent déjà en train d'étouffer avant même
l'arrivée des pisciculteurs.
Le ministère de l'Environnement accorde quand
même des permis qui sont, dans certains cas, retirés par l'ordonnance
de la cour.
Yves Boulanger
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La Semaine Verte a rencontré deux chef de file
dans la pisciculture au Québec.
Yves Boulanger qui se spécialise dans le développement
de l'omble chevalier au Québec et Normand Roy qui possède
le plus gros site d'élevage de truite de table en Estrie.
La
fin de la période dorée de la pisciculture au Québec.
1998
: C'est en Outaouais que la cour ordonne la première
fermeture d'une pisciculture au Québec. Ses rejets
polluent le lac Heney au nord de Buckingham.
2000
: Deuxième ordonnance de fermeture. Cette fois c'est
une pisciculture qui pollue le lac Forgeron au sud
de Mont-Laurier dans les Laurentides.
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Une question de phosphore…
Les lacs meurent en raison d'une trop forte concentration
de phosphore.
Le phosphore arrive dans les lacs par :
- le lessivage des résidus de la forêt ou par la pluie;
- les activités humaines dans les chalets;
- les résidus des piscicultures.
Une pisciculture moyenne produit 20 tonnes de truites par
année. Elle rejette la même quantité de phosphore que 100
porcs à l'engraissement ou 20 chalets munis d'une fosse septique.
L'équilibre est
fragile, une source de phosphore en trop et les algues
envahissent le lac, l'oxygène manque et l'eau devient
verte. Le lac meure.
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Le virage du ministère de l'Environnement…
À partir de 1999, le ministère de l'Environnement fait un
virage radical. Il impose de nouvelles normes de plus en plus
contraignantes.
«Si on applique les nouvelles directives de 2001,
faut pas se le cacher, il y a 90% des piscicultures qui vont
disparaître au Québec.»
Normand Roy, pisciculteur.
Les nouvelles lois obligent les pisciculteurs à déverser
dix fois moins de phosphore dans les cour d'eau. La limite
est fixée à deux centièmes de milligramme de phosphore par
litre comparativement aux municipalités qui ont droit à un
milligramme par litre. Soit 50 fois plus.
Réduction du phosphore...
Il y a des études qui se font présentement pour trouver des
solutions pour réduire le phosphore dans l'eau.
Yves Comeau, spécialiste de la réduction de phosphore dans
l'eau, a un laboratoire installé au Jardin Botanique.
Ses recherches lui ont permis de trouver un système qui réduit
un tiers de la pollution globale de phosphore.
Il poursuit ses recherches pour développer d'autres techniques
qui élimineront les deux autres tiers.
Ses méthodes permettraient aux pisciculteurs du Québec d'agrandir
leurs élevages et ainsi de fournir à la demande toujours grandissante
des consommateurs.
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