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Réalisatrice : Marie-Eve Thibault
Journaliste : André Ménard
Le plus vieil inséminateur
Raymond Morissette devient inséminateur de bovins
laitiers en 1958.
Cela fait exactement 43 ans qu'il pratique ce métier
: un métier qu'il aime par-dessus tout.
Monsieur Morissette a franchi le cap des 100,000 inséminations
au cours de sa carrière d'inséminateur.
C'est grâce au travail des inséminateurs
si la production laitière a connu une si formidable
croissance au Québec.
Le grand déclenchement de l'insémination au
Québec c'est fait au début des années
60.
Le principal problème de l'époque était
d'approvisionner les beurreries et les coopératives
en lait tout au cours de l'hiver pour le transformer en fromage,
en beurre ou en lait de poudre.
Les faibles quantités de lait produites par les vaches
d'alors étaient réservées à la
consommation.
L'insémination, la solution...
L'insémination est apparue comme une solution visant
à augmenter le rendement laitier, en améliorant
la génétique des vaches et en évitant
la consanguinité.
D'hier
à aujourd'hui...
Dans
les années 60, monsieur Morissette inséminait
un total d'environ cinq à six bovins laitiers
par jour comparativement à aujourd'hui où
il peut en inséminer de 15 à 20 par
jour.
Il
en coûtait cinq dollars pour la première
insémination. Aujourd'hui tout dépend
du prix de la semence mais le prix est environ 25
dollars.
Le
taux de réussite est resté sensiblement
le même avec une réussite à la
première saillie de 68 à 72%.
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Une visite au Centre d'insémination artificielle
du Québec (CIAQ).
Nous nous sommes rendus au CIAQ avec monsieur Morissette
pour retracer différentes étapes de sa carrière
d'inséminateur.
Monsieur Morissette nous explique les anciennes techniques
et les anciens outils utilisés par l'inséminateur
et il nous présente les taureaux célèbres
de l'époque.
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