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Défusions : détonateur
de la bombe linguistique?
Il
a suffi de quelques graffitis sur les murs de l'ancien
hôtel de ville de Baie-d'Urfée, dans l'ouest
de Montréal, pour relancer le débat. Le
projet de défusion du gouvernement Charest vient-il
attiser les braises toujours ardentes de la question
nationale et du combat pour la souveraineté du
Québec? C'est surtout dans l'ouest de l'île
de Montréal, où les francophones sont
minoritaires, que la question refait surface.
Philippe Schnobb et Pierre Dehaies tracent un portrait
de la situation.
Écoute
du reportage (4 min 20) 
Quelle
place occupe la langue dans le débat sur les
défusions? Peter Trent, qui fut le dernier maire
de l'ancienne Ville de Westmount, et Guy Bouthillier,
président de la Société Saint-Jean-Baptiste,
en discutent.
Écoute
du débat (10 min 00) 
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Villes bilingues
Au Québec, on compte 91 villes ayant le
statut de ville bilingue. C'est la Charte de la
langue française, en 1976, qui a accordé
ce statut spécial aux villes qui desservaient
une majorité de citoyens parlant une langue
autre que le français.
Les 91 municipalités québécoises
qui obtenaient le statut de ville bilingue pouvaient
offrir des services en anglais, afficher dans
les deux langues et embaucher des employés
unilingues anglophones. Les avocats représentant
ces villes ont fait valoir que la fusion et la
transformation de ces municipalités bilingues
en simples arrondissements portaient atteinte
aux droits linguistiques de la minorité
anglophone, qui se voyait privée, selon
eux, du seul niveau de gouvernement sur lequel
elles avaient un contrôle.
Fondamentalement, les villes bilingues, Westmount
en tête, expliquent qu'elles sont des institutions
vitales pour le maintien et la promotion de la
culture anglophone au Québec. Rôle
qu'il leur est, semble-t-il, impossible d'assumer
en étant des arrondissements plutôt
que des villes.
Extrait
de « Fusions,
défusions, confusion »
dossier de radio-canada.ca
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