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L'éthique et la politique
À
Ottawa, cinq ministres ont profité des largesses
d'une richissime famille. Le premier ministre Jean Chrétien
n'y voit aucun inconvénient. S'agit-il d'une
campagne de « salissage », comme
il l'affirme, ou y a-t-il là des conflits d'intérêts,
réels ou potentiels?
Pour éclairer la question, Sophie Langlois et
Pierre Saint-Denis ont examiné les règles
d'éthique qui déterminent les comportements
des élus à Ottawa. Ils sont aussi allés
voir du côté de Québec, où
les règlements sont très clairs.
Écoute
du reportage (6 min 08) 
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Séjours chez les Irving : où
est le problème?
La
radio anglaise de Radio-Canada a appris qu'un
cinquième ministre, la ministre du Développement
des ressources humaines, Jane Stewart, a aussi
séjourné au chalet de pêche
de la famille Irving.
Mme Stewart a déclaré à
CBC que son ami, l'ancien député
Paul Zed, gendre des Irving, l'avait invitée
au chalet, elle et sa famille, alors qu'elle était
ministre du Revenu.
Mme Stewart a affirmé que le conseiller
fédéral à l'éthique
lui avait dit qu'elle n'avait rien fait de répréhensible
en acceptant cette invitation. Elle a ajouté
qu'elle travaillait au Nouveau-Brunswick quand
son ami a invité sa famille au chalet des
Irving, transport inclus. Selon elle, il ne faut
pas s'attendre à ce que les politiciens
rejettent toutes les invitations de leurs amis :
« Il n'y a rien de mal à cela
et quiconque prétend le contraire se trompe. »
Une position qui est d'ailleurs totalement partagée
par le premier ministre.
nouvelle
complète
Hyperlien
Site
du conseiller en éthique du gouvernement
fédéral
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Roméo Dallaire raconte son enfer
au Rwanda
Près
de 10 ans après le génocide au Rwanda,
le lieutenant-général à la retraite
Roméo Dallaire publie un livre intitulé
J'ai serré la main du diable : La faillite
de l'humanité au Rwanda. Le témoignage
est aussi émouvant que terrifiant.
Josée Dupuis a rencontré celui qui affirme
avoir serré la main du diable.
Écoute
de l'entrevue (9 min 25) 
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Rwanda : aperçu historique
Il y a presque 10 ans se produisait un des plus
terribles génocides de l'histoire :
celui des Tutsis du Rwanda.
Le
Rwanda bascule dans l'horreur dans la nuit du
6 au 7 avril 1994. En seulement 3 mois, 800 000
Tutsis près de 8000 par
jour , des enfants, des femmes, des
vieillards, sont massacrés à coups
de machettes par des milices hutues. Un génocide
visiblement bien planifié et dont les images
ont fait le tour du monde, mais que la communauté
internationale a été incapable d'enrayer.
Que s'est-il passé? Depuis des siècles,
deux groupes sociaux se partagent le Rwanda. Les
Hutus, majoritaires, qui forment près de
85 % de la population, et les Tutsis qui,
bien que minoritaires (14 %), ont dominé
le pays pendant des siècles.
En 1923, la Belgique reçoit le mandat
d'administrer le pays. Mais l'administration belge
maintient les privilèges de la minorité
tutsie. En réaction, le nationalisme hutu
devient de plus en plus violent; il explose en
1959. C'est à ce moment que les Hutus s'emparent
du pouvoir et tentent d'éliminer leurs
anciens maîtres tutsis. De 1959 à
1973, la population tutsie est victime de plusieurs
massacres. Le pays glisse dans la guerre civile.
Des
accords de paix venaient tout juste d'être
signés lorsque s'est déclenché
le terrible génocide de 1994. Des milliers
de casques bleus de l'ONU étaient pourtant
sur place. Mais ils n'ont pas eu le droit d'intervenir.
Le lieutenant-général canadien Roméo
Dallaire était alors sur place, à
la tête des casques bleus.
Hyperliens
Tribunal
pénal international pour le Rwanda
Dossier
de PBS sur le génocide au Rwanda (en
anglais)
Livre
J'ai
serré la main du diable : La faillite
de l'humanité au Rwanda, par le lieutenant-général
Roméo Dallaire, avec la participation du
major Brent Beardsley, aux Éditions Libre
Expression.
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