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Comme l'explique Nino Marcone, la variété « cerises
de France » n'existe pas. C'est un terme strictement
québécois. Le marchand avance une explication: « Avant
que les États-Unis ne produisent des cerises, peut-être
y avait-il des petits arrivages d'Europe, et, de là,
est née l'expression "cerises de France". »
M. Marcone explique qu'au commencement de la saison, on retrouve
surtout sur le marché diverses variétés
de cerises de la Californie. Ensuite on reçoit les
cerises de l'État de Washington. Viennent plus tard
celles de la Colombie-Britannique, suivies des cerises de
l'État de l'Orégon. En dernier, nous mangeons
les cerises du Montana. On en reçoit aussi de l'Ontario.
Selon le marchand, les cerises sont très bonnes cette
année, sauf celles des premières semaines de
la saison. Une bonne cerise doit être ferme, foncée
et bien sucrée. Lorsqu'elle est encore accrochée
à une tige verte, cela veut dire qu'elle est fraîche
et pas trop mûre.
Dans la même variété, on peut avoir des
différences de qualité. Les cerises qui poussent
dans la plaine sont plus molles, à cause de la chaleur.
Celles qui poussent dans les collines sont plus dures et elles
sont meilleures. Il faut conserver ces fruits au réfrigérateur.
Les prix des cerises varient entre 6 et 10 $. Pourquoi
une telle différence de prix? Nino Marcone explique
que le prix dépend de la grosseur de la cerise. Plus
le fruit est gros, plus il coûte cher. Le noyau est
de la même grosseur, que la cerise soit grosse ou non.
Donc, en achetant des grosses cerises, on a plus de chair
à la livre.
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