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Un fabricant de portes et fenêtres ferme ses portes, des clients sont poursuivis Une Montréalaise est à couteaux tirés avec le syndic de faillite Réjean Bouchard, de chez Raymond Chabot. Elle refuse de verser les sommes que le syndic lui réclame. En octobre 2001, Johanne Pigeon achète deux fenêtres et une porte chez Arcon Canada. La facture atteint 2900 $, installation comprise. Elle verse 500 $ de dépôt. Elle a un solde de 2400 $.
Elle apprend brutalement qu'Arcon a fermé ses
portes et que la compagnie s'est placée sous la protection
de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité. De plus, Réjean
Bouchard, syndic de faillite mandaté pour liquider les actifs
d'Arcon, donne 72 heures à cette cliente pour acquitter sa
dette, à défaut de quoi des procédures judiciaires
seront intentées contre elle.
Qui a raison? Le syndic veut son argent pour payer les créanciers d'Arcon, et la cliente veut sa porte. Un cas classique en matière de faillite, selon Me Yves Papineau. « Il y a une question de logique, une question de bon sens. Il y a une question d'équité ou de loi : la dame n'a pas reçu ce qu'elle devait recevoir. Et ce n'est pas son problème à elle. Alors, c'est au syndic d'avoir une perte, ou aux créanciers, et non pas à la dame. »
Le syndic Bouchard n'a pas contrevenu à son code de déontologie ni à la loi. Mais n'aurait-il pas dû se déplacer et vérifier de ses propres yeux les prétentions de la cliente avant d'invoquer la poursuite judiciaire?
Cette cliente n'est pas prête d'oublier son aventure avec un syndic. « Je trouve ça vraiment décourageant. Je me dis que ce n'est pas professionnel, qu'on ne fait pas des trucs comme ça, que ça n'a pas d'allure! »
L'avocat du syndic a affirmé à La Facture que la façon de procéder dans le dossier de cette cliente était conforme à la pratique. Le syndic a malgré tout décidé, après trois mois de négociation, d'accepter la proposition de la cliente, soit celle de lui procurer une nouvelle porte. La cliente montréalaise a fait parvenir un chèque au syndic en guise de règlement. Si vous croyez être dans votre droit, faites-le savoir au syndic. S'il veut malgré tout vous poursuivre, c'est lui qui devra faire la preuve au tribunal du bien-fondé de sa créance. Hyperlien pertinent Loi sur la faillite et l'insolvabilité
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