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La
« Police qui pardonne »
de Belair
La
« Police qui pardonne ».
Qui n'a pas entendu parler de ce slogan
publicitaire de la compagnie d'assurances
Belair?
La Facture a
voulu savoir quel genre de produit il y
avait derrière cette campagne de
publicité.
Journaliste : Pierre Craig
La publicité de Belair sur la « Police
qui pardonne » est partout. Sur
des panneaux géants le long des routes,
à la télévision. Impossible
de la manquer. Mais il est difficile de
lire la petite ligne dans le coin inférieur
droit du panneau publicitaire ou encore
dans le coin gauche du téléviseur : « Certaines
conditions s'appliquent ».
Les conditions de
cette fameuse police d'assurance
Tout d'abord, si le conducteur a eu un
accident responsable durant les cinq dernières
années, il n'a pas droit à
cette police d'assurance. On élimine
ainsi dès le départ un conducteur
québécois sur cinq.
Ensuite,
le conducteur doit savoir que le pardon,
ça se paye! Pour en bénéficier,
le conducteur devra verser un supplément
de 120 $ par année. Avec la
« Police qui pardonne »,
les primes de l'assuré n'augmenteront
pas même s'il fait deux réclamations
pour des accidents responsables en cinq
ans. Mais attention! Cette police ne pardonne
pas indéfiniment; au troisième
accident responsable, les primes augmentent
et l'assuré est alors exclu de cette
police.
Le conducteur doit aussi savoir que cette
police n'est pas une garantie contre toute
augmentation des primes. Au moment de renouveler
l'assurance, les primes pourront quand même
augmenter si le conducteur a changé
de véhicule, par exemple.
Cette police de Belair a deux autres avantages.
D'abord, en adhérant à cette
police, le conducteur devient automatiquement
membre du CAA-Québec. Il faut dire
que la plupart des manufacturiers offrent
déjà un service d'assistance
routière si vous achetez un véhicule
neuf. L'autre avantage : si l'assuré
est impliqué dans un accident de
la route comme automobiliste ou comme piéton,
Belair lui versera 200 $ par jour d'hospitalisation,
s'il séjourne plus de trois jours
à l'hôpital.
En conclusion
La recherche de La Facture confirme
que cette police est un produit exclusif
de Belair.
Ce programme est payant pour Belair. Selon
le porte-parole de l'entreprise, la « Police
qui pardonne » est non seulement
un produit rentable en soi; mais aussi un
produit-vedette qui fait connaître
l'entreprise et attire donc de nouveaux
clients.
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