L'affaire Sterling
En
décembre 1998, nous dénoncions les mensonges de la compagnie
Sterling qui faisait miroiter à des consommateurs très
endettés la possibilité de réhabiliter leur réputation
auprès des organismes de crédit comme Équifax.
Pour 1380 dollars, vous deveniez membre du Club Sterling qui vous émettait
une carte de crédit Visa.
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Voici un rappel de ce reportage :
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L'histoire...
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«
À 18 ans, j'avais ma voiture, j'avais un beau train
de vie sauf que je "roulais" tout sur le crédit
»
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Une
femme tombe très jeune dans le piège de la consommation
à crédit. Rapidement, de mauvaises notes apparaissent
à son dossier de crédit chez Équifax.
En avril 98, une publicité du Club Sterling la séduit
:
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«Vous
avez droit à une seconde chance,
(Sterling) est votre solution».
(Extrait publicitaire)
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«
J'avais malheureusement obtenu dans le passé une
cote "R-9", ce qui n'est pas nécessairement
très-très bien, parce que cela correspond
à des paiements en retard, etc. Je voulais refaire
mon nom au crédit parce que j'étais rendue
plus mature, plus vieille, et que je voulais qu'on me redonne
une seconde chance. Les gens de Sterling
m'ont dit qu'ils le feraient pour moi. »
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Pour devenir membre du Club Sterling, la consommatrice doit payer
1380$. En échange, Sterling fournit une carte de crédit
Visa, dont la limite est d'abord fixée à 200 $.
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«La personne m'expliquait qu'avec Sterling, j'avais
l'opportunité de refaire mon crédit, qu'ils
m'aidaient à "nettoyer" mon dossier de
crédit chez Équifax, que j'obtenais une
carte de crédit
»
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Mais
en réalité
Sterling
n'avait aucun lien avec Équifax. Toutes ses prétentions
de réhabilitation de crédit étaient fausses.
En février
2002, Sterling était condamnée à 120 000 dollars
d'amendes pour fausses représentations.
À la suite
de la diffusion de notre reportage, Sterling a déposé
contre
La Facture et Radio-Canada une action en diffamation de plus
de
13 millions de dollars.
Depuis, l'action
est tombée et Sterling a fermé ses portes.
