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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

En profondeur

Des anglophones distincts

Mise à jour le lundi 5 février 2007 à 20 h 36
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Des anglophones distincts

Les anglophones du Québec ont répondu différemment des anglophones du reste du Canada à plusieurs questions du sondage. À propos du bilinguisme dans la haute fonction publique, ils adoptent une position mitoyenne, c'est-à-dire que leur appui est plus fort que celui des anglophones des autres provinces et un peu moins fort que celui des francophones du Québec.

Pour certaines questions, ils ressemblent davantage aux autres Québécois qu'aux autres locuteurs de l'anglais au pays. Ainsi, l'écart entre la proportion d'anglophones du Québec très favorables au bilinguisme pour l'ensemble du Canada et celle des francophones du Québec n'est que de 5 %, alors qu'il est de 16 % avec les anglophones des autres provinces.

La même situation s'observe quant aux causes du faible taux de bilinguisme au sein de la population. Tandis qu'ils sont tout à fait d'accord, exactement dans la même proportion que les francophones québécois (20 %), avec l'affirmation voulant qu'il ne soit pas nécessaire d'apprendre l'autre langue officielle pour fonctionner au Canada, les anglophones du reste du pays sont tout à fait d'accord dans une proportion de 31 %, ce qui représente un écart de 11 %.

C'est également le cas avec les raisons valables pour devenir bilingue. La proportion d'anglophones québécois estimant que la perspective d'un meilleur emploi peut les motiver à devenir bilingues est à peu près la même que la proportion de francophones du Québec (à 2 % près). À ce sujet, l'écart avec les anglophones des autres provinces varie entre 10 % et 36 %.

Graphique bilinguisme 2