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Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

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Pikangikum

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Mise à jour le lundi 22 janvier 2007 à 18 h 16
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Pikangikum

Pikangikum, réserve autochtone ojibwée située dans le nord de l'Ontario près de la frontière manitobaine, est souvent comparée à Davis Inlet.

En effet, cette petite communauté isolée de 2300 habitants vit un sérieux problème, car nombre de ses jeunes inhalent des vapeurs d'essence. De ce fait, elle connaît l'un des taux de suicide les plus élevés au Canada.

L'an dernier seulement, des 24 suicides survenus dans les 50 communautés Nish-nabe-aski du nord de l'Ontario on en a décompté 10 à Pikangikum. La majorité d'entre eux inhalaient des vapeurs d'essence.Le plus jeune n'avait que 10 ans.

L'espoir est maigre, pour les jeunes de 25 ans et moins qui représentent 75 % de la population. Rares sont ceux qui terminent leur secondaire.

Quant aux conditions de vie dans la réserve, elles sont pitoyables et ressemblent malheureusement à celles des pays du tiers monde, et cela, en dépit des nombreuses promesses faites par les gouvernements. À peine 10 % des 431 résidences de la communauté ont l'eau courante et un système d'égout.Certaines familles, qui comptent une vingtaine d'enfants et petits-enfants, vivent entassées dans des maisons qui ne devraient normalement abriter que 4 personnes.

L'école, construite pour 250 élèves en 1986, en compte maintenant 750. Pourtant, Pikangikum n'a pas été citée dans les 21 réserves à risque au pays.

Ottawa promet à nouveau d'aider la petite communauté longtemps oubliée. Mais plusieurs résidents demeurent perplexes.