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François
Morneau, spécialiste des rapaces
Le biologiste François Morneau est un des plus
grands spécialistes québécois des
oiseaux de proie. Ornithologue passionné, il
est un des premiers à avoir trouvé un
nid d'urubus à tête rouge au Québec.
Nous l'accompagnons lors d'une de ses sorties d'observation.
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Journaliste
: Daniel Carrière
Réalisatrice : Hélène Naud |
Le biologiste François Morneau
est un des plus grands spécialistes québécois
des oiseaux de proie. Son territoire de recherche fait
plusieurs centaines de kilomètres carrés.
Sur la Côte-Nord, il a établi
un inventaire des aigles royaux. Ce prédateur
a besoin de grands espaces pour chasser et il s'établit
sur des territoires difficilement accessibles. François
Morneau est toutefois capable de trouver les nids, même
sur les falaises de roc.
Mais
on n'a pas besoin d'aller aussi loin pour voir des oiseaux
de proie. En fait, la plupart des 27 espèces
qui habitent le Québec peuvent être observées
à proximité de grandes villes. François
Morneau a ainsi découvert un dortoir d'urubus
à deux pas de sa maison, près du Richelieu.
L'urubu est un charognard de la famille
des vautours. Depuis une cinquantaine d'années,
on le retrouve un peu partout au sud du Québec,
en Abitibi et même en Gaspésie. Il peut
parcourir des kilomètres à la recherche
de sa nourriture, qui se compose de petits mammifères
morts, surtout des écureuils, des musaraignes
ou des souris.
Mission d'exploration
François
Morneau part avec ses enfants au Centre de la nature
du mont Saint-Hilaire, dans le but de trouver un nid
d'urubu. Ce n'est pas une tâche facile, parce
que les couples d'urubus font leur nid au sol, caché
dans les éboulis au sommet des montagnes. Ils
se font très discrets et ne se relaient qu'une
fois par jour, afin de ne pas attirer l'attention par
leur va-et-vient.
L'ornithologue précise qu'il est important de
ne pas rester longtemps à proximité du
nid pour ne pas déranger les oiseaux. S'ils désertent
le nid à cause de la présence humaine,
même momentanée, les ufs refroidissent
et les embryons peuvent mourir.
Mais la quête ne sera pas fructueuse aujourd'hui.
Ils ont cherché partout, et ont même trouvé
des plumes, mais les urubus ont bien caché leur
nid.
La clinique de rapaces
C'est à la Clinique des oiseaux de proie de
Saint-Hyacinthe que l'on peut voir la plus grande variété
de rapaces du Québec. La plupart des pensionnaires
sont en convalescence, à la suite de leur rencontre
avec des chasseurs. L'être humain est toujours
leur principal prédateur.
Pour en savoir
plus :
Union
québécoise de réhabilitation des
oiseaux de proie
Espèces
fauniques menacées ou vulnérables du Québec
Comment
reconnaître les rapaces
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