À
l'extrême ouest du Pérou, non loin de Lima,
la capitale, se trouvent les ruines d'une communauté
qui faisait autrefois partie de l'empire inca. Il y
a une quinzaine d'années, des centaines de familles
sans abri sont venues s'y installer. Le site archéologique
est devenu un bidonville.
Réalisatrice :
Allison Argo
Producteur : National Geographic
Réalisatrice à l'adaptation :
Jeannita Richard
En raison des droits d'auteur, ce reportage ne
sera pas disponible sur Internet.
Le gouvernement a récemment entrepris
l'installation de canalisations et d'un réseau
d'égouts. Mais avant que les excavatrices ne
viennent bouleverser la paix des momies enfouies depuis
des siècle, une équipe d'archéologues
tente de sauver le plus grand nombre possible de vestiges.
Ils n'ont que quelques semaines pour tenter, grâce
à un fonds d'urgence débloqué par
la société National Geographic, de déterrer
des momies, des offrandes et toutes les pièces
susceptibles d'apporter de l'information sur la vie
des sujets de l'empire inca.
Avec
les objets retrouvés au cours des fouilles, les
archéologues tentent de reconstituer le passé.
Les Incas, en effet, n'avaient pas d'écriture
et ce n'est qu'à travers les ruines que l'on
peut essayer de comprendre leur civilisation.
Au début, les Incas n'étaient
qu'un peuple parmi d'autres, vivant dans les montagnes.
Mais en moins d'un siècle, ils ont réussi
une expansion considérable. À son apogée,
l'empire s'étendait de l'Équateur jusqu'au
Chili, et de la jungle amazonienne à l'Océan
pacifique.
Ils ont creusé des kilomètres de terrasses,
des aqueducs, et surtout, un formidable réseau
routier de 20 000 km, qui leur permettait
de relier l'empire d'un bout à l'autre.
Les Incas vénéraient toutes sortes de
dieux: le soleil, la lune, les étoiles, mais
aussi les montagnes. Leurs principaux rituels se déroulaient
dans les sommets. Plusieurs momies d'enfants retrouvées
dans des sites à très haute altitude laissent
croire qu'ils auraient été sacrifiés.
Mais, trop souvent, quand les archéologues arrivent,
les pillards sont déjà passés par
là. Des éléments clés de
l'histoire inca ont ainsi disparu, vendus aux collectionneurs
privés sur le marché international.