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Mercure contre dinosaures
Grâce à des simulations par ordinateur, Bruce Runnegar et ses collègues du Center for Astrobiology de l'université de Californie à Los Angeles, sont remontés 250 millions d'années dans le temps. Ils ont analysé en particulier le périhélie de chaque planète de notre système solaire, c'est-à-dire le point de son orbite où la distance au soleil est la plus réduite. Ils ont observé alors que les planètes avaient une influence non négligeable les unes sur les autres. Un jeu subtil de souque-à-la-corde gravitationnelle, causé par les énormes masses en présence, parvenait même à les faire osciller sur leurs orbites. Ces oscillations, légères pour les grosses planètes, auraient eu un effet beaucoup plus marqué sur Mercure. Au point où cette minuscule planète aurait fait, il y a 65 millions d'années, une embardée tellement forte, qu'elle aurait carrément changé d'orbite. D'un seul coup.
Cette théorie est férocement contestée; cependant, elle a le mérite de démontrer que les orbites des planètes sont beaucoup moins stables qu'on ne le croyait jusqu'ici. À quand la prochaine oscillation catastrophique d'une planète ? Les chercheurs californiens envisagent maintenant de tourner leur modèle informatique vers le futur. Les résultats : à la fin de l'année 2001. .Journaliste :
Mario Masson Pour regarder
un extrait du flash-science
Chaos
killed the dinosaurs |