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La couche d'ozone
La couche d'ozone, notre écran soleil, se trouve au-dessus de la troposphère, à 15 ou 20 kilomètres nord. Cette couche absorbe les radiations du soleil, les rayons UV-B, et protège donc la terre. Mais cette couche est fragile surtout depuis que des substances chimiques produites par l'homme la menace. Septembre 2000. Le trou de la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique est le plus grand jamais observé : plus de 60 % de diminution de l'ozone, sur une grandeur équivalente à près de deux fois le territoire du Canada. Le trou touche même le sud de l'Amérique latine. Autre phénomène plus récent celui-là : la couche d'ozone s'amincit au-dessus de l'Arctique. En 1997, on atteint un record : avec 45 % d'amincissement. Le phénomène inquiète puisque le territoire est plus habité que celui de l'Antarctique.
Sommes-nous en train de perdre définitivement notre couche d'ozone? S'amincit-elle de plus en plus à chaque année? « La couche se régénère tout le temps, nous explique David Tarasick. L'ozone est fait continuellement par l'action du soleil sur l'oxygène dans l'atmosphère. On a donc un nouveau trou à chaque année. Il existe seulement pendant un mois ou deux, de septembre à octobre. Normalement, à la fin octobre il se défait. On ne voit pas de trou avant le mois de septembre de l'année suivante. »
Trois conditions sont nécessaires pour détruire l'ozone. Tout d'abord, les vents. Durant l'hiver très froid du Pôle sud , des vents puissants tournent, isolant l'air polaire au-dessus du continent. C'est le vortex polaire. Ensuite, ce sont les nuages. À l'intérieur de ce vortex, quand la température descend aussi bas que -80 Celsius , on note la formation de nuages de glace ou nuages stratosphériques. Ils jouent un rôle majeur dans la réaction chimique destructrice.
« Une fois que l'on a découvert le trou dans l'Antarctique, la première question que l'on se posait était : pourquoi on ne le voyait pas dans l'Arctique aussi? La réponse est assez claire : la stratosphère arctique est plus chaude, il y a moins de fréquence de nuages pour la stratosphère et aussi le vortex arctique est moins confiné cela veut dire que l'air qui tourne au-dessus de l'Arctique est moins stable que l'Antarctique, nous dit M. Tarasick. » N'empêche que l'on s'inquiète! En 1993, on a noté un appauvrissement de l'ozone de 30 % au-dessus de l'Arctique. La cause : les aérosols produits par l'éruption du Pinatubo. En 1997, une année record de froid dans l'Arctique avec une perte de 45 % de la couche d'ozone comme résultat.
C'est que la concentration des gaz à effet de serre comme le CO2 et le méthane emprisonnent la chaleur de la terre dans la troposphère. Si bien qu'à l'étage au-dessus, la stratosphère cesse de recevoir des radiations et se refroidit de plus en plus. Plus de froid dans la stratosphère, plus de nuages polaires et plus de destruction de l'ozone. Entre 1989 et 1993, dans la région de Toronto, le rayonnement ultraviolet a augmenté de 35 % en hiver et de 7 % en été. « Les êtres humains peuvent éviter ces effets en mettant un chapeau, en appliquant une protection solaire et en ne baignant pas au soleil, nous dit M. Tarasick. Pour les plantes, les forêts, la végétation, c'est là que l'on peut avoir des effets économiques importants. »
L'an 2050 a longtemps été considéré comme la date du retour d'une couche d'ozone normale. Aujourd'hui, les scientifiques se demandent si le réchauffement global ne va pas retarder la régénération de la couche d'ozone. Journaliste : Hélène
Courchesne Hyperliens pertinents : L'ozone
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