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Les
hippocampes Ils sont mystérieux, mi-cheval, mi-monstre marin. Ils sont romantiques pouvant se promener enlacés pendant des heures. Ils se jurent fidélité pour la vie : ce sont les hippocampes. Ils sont passés maîtres dans l'art du camouflage et de plus le mâle joue un rôle primordial : c'est lui qui est enceint. Pas surprenant que la biologiste de l'Université McGill, Amanda Vincent, en soit tombée follement amoureuse. Mais l'espèce est maintenant menacée par une pêche trop abondante et Amanda Vincent s'est donnée comme tâche de protéger les hippocampes.
Les hippocampes sont aussi de grands romantiques. Tout en se laissant bercer par la vague, ils se jurent fidélité; ils sont monogames. Mais le plus spectaculaire, c'est que chez les hippocampes, c'est le mâle qui est enceint.
La femelle surveille de loin sa progéniture. Mais attention, elle risque de revenir dans l'heure qui vient avec une nouvelle provision d'oeufs et le tout recommence. Grâce aux recherches d'Amanda Vincent, on sait aujourd'hui qu'il existe 32 espèces d'hippocampes . On en retrouve au large de la Nouvelle-Écosse jusqu'en Uruguay et de la Corée à l'Australie. Une autre caractéristique qui rend l'hippocampe presqu'insaisissable c'est sa maîtrise de l'art du camouflage. Il s'agit d'un véritable défi pour les chercheurs! « Vraiment, ils sont difficiles à trouver et je suis très fière de pouvoir les trouver toujours parce que c'est un de mes talents spécial. Pour les trouver, je cherche la queue, jamais les têtes parce qu'ils les cachent très bien. On cherche un petit bout de queue, nous dit Amanda Vincent. »
« Ils étaient tous conscients, les commerçants, les pêcheurs que le nombre d'hippocampes dans les populations exploitées avait diminué entre 15 et 50 %. Là où des études concentrées, plus dirigées ont été faites, les chercheurs ont découvert une baisse de 70 % en dix ans. Évidemment, avec ces pertes, il faut s'inquiéter, conclut Mme Vincent. » C'est pour cette raison qu'elle est sortie de ses laboratoires et qu'elle a fait une sortie publique . Cela a donné lieu à la création du Projet hippocampe pour préserver l'espèce. Aujourd'hui, aux Philippines et dans d'autres pays, Amanda Vincent tente de trouver des solutions qui ne pénalisent pas les gens mais les aident à se prendre en main : « Nous travaillons avec les gens des villages pour qu'ils puissent faire mieux la gestion. On les aide à faire des études pour qu'ils puissent mettre en place des réserves marines où ils ne prennent rien et ces réserves peuvent servir comme source de poissons. »
Journaliste : Hélène
Courchesne Hyperliens
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Le Projet hippocampe : pour la conservation des ressources médicinales
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