| L’Alzheimer et les
femmes
ien
que la maladie frappe autant les hommes que les femmes, il semblerait
que ces dernières soient beaucoup plus nombreuses à
développer la maladie. D’abord parce qu’elles
vivent plus longtemps, mais probablement aussi parce qu’à
la ménopause, leurs ovaires cessent de produire de l’œstrogène.
C’est la piste que suit le professeur Barbara Sherwin de
l’Université McGill.
« L’œstrogène
stimule la croissance de prolongements sur les neurones. Ils peuvent
ainsi former de nouvelles synapses et mieux communiquer entres
eux. Cela se produit dans l’hippocampe, une structure très
active dans les processus de mémorisation. Plusieurs autres
caractéristiques de l’œstrogène peuvent
expliquer son influence sur le cerveau. Par exemple, l’œstrogène
provoque la dilatation des vaisseaux sanguins. Il augmente donc
la circulation du sang dans le cerveau »,
explique le Dr Barbara Sherwin.
Après la ménopause, plusieurs
femmes prennent des suppléments d’hormones pour éviter
des problèmes cardiovasculaires et l’ostéoporose.
De l’œstrogène, mais aussi de la progestérone.
On ne sait pas si cette combinaison d’hormones peut enrayer
la perte des facultés intellectuelles. «
J’ai fait tous mes travaux avec l’œstrogène
seulement, parce que je ne voulais pas compliquer le problème.
Je voulais bien cerner l’effet d’une hormone avant
d’en ajouter une autre. Nous commençons à
peine à étudier l’effet de la combinaison
de progestérone et d’œstrogène sur le
fonctionnement intellectuel. Est-ce que la progestérone
réduira les effets positifs de l’œstrogène?
Nous ne le savons pas. »
|