Le protocole de Kyoto : utile ou non ?

On sue au Nord (2)

La banquise fond, les glaciers régressent. Paradoxalement, cela pourrait entraîner un refroidissement de l’Europe et de l’Amérique du Nord.

Depuis une quinzaine d’années, le régime de glace de la baie d’Hudson a aussi changé. Il faut maintenant attendre en décembre pour voir sa surface recouverte de glace, ce qui survenait autrefois dès octobre.

Dans l’Arctique, le pergélisol se réchauffe. Déjà, il se transforme en boue, déformant la surface du terrain. Édifices, voies ferrées, gazoducs, routes, tout est menacé, particulièrement dans la région d’Inuvik. En Sibérie et en Alaska aussi. Un problème sérieux pour les populations.

Pire encore : à long terme, cette fonte du pergélisol libère du méthane en grande quantité. Un gaz à effet de serre dont l’effet sur le réchauffement est 30 fois supérieur à celui du CO2. Rien pour nous rassurer.
La banquise arctique fond elle aussi. Une perte de 42 % en 20 ans. Les glaciers régressent, ce qui augmente la quantité d’eau douce dans la région de l’Atlantique Nord. Or, tout changement dans la densité de l’eau risque d’entraîner un ralentissement de la Grande Ceinture océanique et du Gulf Stream.

Les conséquences seraient dramatiques : un refroidissement important de tout l’ouest de l’Europe et de l’est de l’Amérique du Nord.

Dossier préparé en janvier 2003
D’après un reportage de Solange Gagnon (journaliste) et Jo-Ann Demers (réalisatrice)
Adaptation pour Internet : Isabelle Montpetit et Karine Boucher