Clonage humain, les enjeux éthiques
 
 

Le protocole de Kyoto : utile ou non ?

 

Que faire ?



Dans l’immédiat, un consensus international grandissant vise à interdire le clonage reproductif. L’ONU a été saisie de la question et devrait se prononcer dans les mois qui viennent.



Pour les utilitaristes, c’est une aberration, et il est encore temps de renverser ce courant.

« Je constate qu’il y a un consensus international contre le clonage reproductif, pour des raisons éthiques. Je serais d’accord si c’était sur une base pragmatique, à cause des risques du clonage, mais là, je ne suis pas d’accord. Je ne vois pas la logique des arguments de l’UNESCO. Cela n’a aucun sens ! », soutient Kenan Malik.

Par contre, pour les opposants au clonage, l’interdiction est acquise, il faut déjà se préoccuper de la suite des événements.

« Il y aura des crimes de clonage qui attenteront aux droits de l’homme, qui devront être poursuivis, lance Axel Khan. Et que devrais-je faire ? Je devrai faire trois choses. La première : ce n’est pas parce que j’étais incapable d’éviter le crime que je devrais le légitimer. Deuxièmement, il faut sans relâche poursuivre les criminels. Troisièmement, il faut aider, autant que possible, les victimes. »

Pour l’instant, les limites de la science nous gardent loin des fantasmes, comme celui des armées de clones. Loin, également, de l’enfant à la carte.

Malgré tout, l’interdit du clonage humain a déjà été transgressé. Il le sera encore. Le pouvoir de l’argent est simplement trop fort.

Sur le plan éthique, les points de vue sont divergents, les camps prennent leurs marques. Tout cela souligne l’urgence d’un débat approfondi, dans chaque pays et à l’échelle internationale. Mais sommes-nous vraiment prêts à fixer des règles de bioéthique valables pour toute les cultures humaines ?

Dossier préparé en janvier 2003
D’après un reportage de Jean-Pierre Rogel (journaliste) et Pascal Gélinas (réalisateur)
Adaptation pour Internet : Isabelle Montpetit et Karine Boucher