| Que faire
?
Dans l’immédiat, un consensus international
grandissant vise à interdire le clonage reproductif.
L’ONU a été saisie de la question et
devrait se prononcer dans les mois qui viennent.
Pour les utilitaristes,
c’est une aberration, et il est encore
temps de renverser ce courant.
«
Je constate qu’il y a un consensus
international contre le clonage reproductif,
pour des raisons éthiques. Je serais
d’accord si c’était sur
une base pragmatique, à cause des
risques du clonage, mais là, je ne
suis pas d’accord. Je ne vois pas
la logique des arguments de l’UNESCO.
Cela n’a aucun sens ! »,
soutient Kenan Malik.
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Par contre, pour les
opposants au clonage, l’interdiction
est acquise, il faut déjà se préoccuper
de la suite des événements.
« Il
y aura des crimes de clonage qui attenteront
aux droits de l’homme, qui devront être
poursuivis, lance Axel Khan. Et que devrais-je
faire ? Je devrai faire trois choses. La première
: ce n’est pas parce que j’étais
incapable d’éviter le crime que
je devrais le légitimer. Deuxièmement,
il faut sans relâche poursuivre les criminels.
Troisièmement,
il faut aider, autant que possible, les victimes. »
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Pour
l’instant, les limites de la science nous gardent
loin des fantasmes, comme celui des armées de clones.
Loin, également, de l’enfant à la carte.
Malgré tout, l’interdit du clonage humain
a déjà été transgressé.
Il le sera encore. Le pouvoir de l’argent est simplement
trop fort.
Sur le plan éthique, les points de vue sont divergents,
les camps prennent leurs marques. Tout cela souligne l’urgence
d’un débat approfondi, dans chaque pays et
à l’échelle internationale. Mais
sommes-nous vraiment prêts à fixer des règles
de bioéthique valables pour toute les cultures humaines
?
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