Clonage humain, les enjeux éthiques
 
 

Le protocole de Kyoto : utile ou non ?

 

Éthique utilitariste ou éthique du bien commun ?

L’utilitarisme
Le philosophe britannique John Stuart Mill considérait que si un acte est utile, il est justifié.

Il y a 200 ans, le philosophe John Stuart Mill (1806 – 1873) a fondé, au Royaume-Uni, un courant de pensée qu’on appelle l’« utilitarisme ». Cette doctrine dit qu’on doit juger un acte en fonction de ses conséquences. Si elles sont bonnes, si l’acte est utile, alors il est justifié.

C’est cette doctrine qui guide la réflexion de John Harris, un bioéthicien de réputation internationale, sur le clonage humain.

« Il ne faut pas restreindre la liberté si nous n’avons pas de bonne raison pour le faire. Pour ma part, je n’ai jamais entendu d’argument convainquant contre le clonage reproductif. Je l’attends encore… », lance ce chercheur du Centre d’éthique sociale de l’Université de Manchester, au Royaume-Uni.

L’éthique du Bien Commun
Selon le philosophe allemand Emmanuel Kant, personne ne peut asservir autrui.
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Dans la plupart des pays d’Europe continentale, on accorde beaucoup d’importance au bien commun en matière de morale. Selon le philosophe allemand Emmanuel Kant (1724 -1804), tous les êtres humains sont libres et égaux en dignité et en droit. Personne ne peut asservir autrui.

Pour Axel Kahn, biologiste à l’Institut Cochin de Paris et membre du Comité national d’éthique français, le clonage est inacceptable :

« Assujettir un enfant à la volonté d’un autre par tant de caractères est injustifiable. Aucun principe ne peut le justifier. C’est une atteinte à son dégagement de la forte volonté imposée par un autre et cela peut donc être considéré comme une atteinte à ses droits ».

Deux philosophies, deux conclusions…
Dossier préparé en janvier 2003
D’après un reportage de Jean-Pierre Rogel (journaliste) et Pascal Gélinas (réalisateur)
Adaptation pour Internet : Isabelle Montpetit et Karine Boucher