Clonage humain, les enjeux éthiques
 
 

Le protocole de Kyoto : utile ou non ?

 

Une intervention risquée

Plusieurs espèces d’animaux ont déjà été clonées.

Depuis la brebis Dolly, les chercheurs ont réussi à cloner six autres espèces de mammifères selon cette méthode (bœuf, rat, souris, lapin, chat, porc). Non sans mal. Les taux de succès sont très faibles.

Par ailleurs – et c’est plus grave – près de 40 % des animaux clonés présentent des malformations congénitales ou développent des maladies mortelles.

À l’heure actuelle, les raisons de ces échecs ne sont pas connues, mais elles dictent une extrême prudence. Si on sacrifie parfois un animal, on ne tue pas un être humain.

À cause de ces risques, et au nom de principes d’éthique, plusieurs institutions comme l’Organisation mondiale pour la santé et l’UNESCO se sont prononcées contre le clonage reproductif.

De plus, plusieurs pays ont légiféré contre cette pratique.

Certains, comme le Japon et l’Allemagne, l’ont assortie de lourdes peines de prison. Le Canada, quant à lui, n’a pas encore de loi spécifique à ce sujet.

Cela dit, il faut voir au-delà des limites actuelles de la science. Il faut se poser la question suivante : si un jour on maîtrise les risques du clonage, devrait-on avoir recours à cette technique ?

Quelles seraient les bonnes raisons pour cloner des humains ? Y a t-il, au contraire, des raisons impérieuses de ne pas le faire ?

Dossier préparé en janvier 2003
D’après un reportage de Jean-Pierre Rogel (journaliste) et Pascal Gélinas (réalisateur)
Adaptation pour Internet : Isabelle Montpetit et Karine Boucher