| Une intervention risquée
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Plusieurs espèces
d’animaux ont déjà été
clonées. |
Depuis la brebis Dolly, les chercheurs ont réussi
à cloner six autres espèces de mammifères
selon cette méthode (bœuf, rat, souris, lapin,
chat, porc). Non sans mal. Les taux de succès sont
très faibles.
Par ailleurs – et c’est plus grave –
près de 40 % des animaux clonés présentent
des malformations congénitales ou développent
des maladies mortelles.
À l’heure actuelle, les raisons de ces échecs
ne sont pas connues, mais elles dictent une extrême
prudence. Si on sacrifie parfois un animal, on ne tue pas
un être humain.
À cause de ces risques, et au nom de principes d’éthique,
plusieurs institutions comme l’Organisation mondiale
pour la santé et l’UNESCO se sont prononcées
contre le clonage reproductif.
De plus, plusieurs pays ont légiféré
contre cette pratique.
Certains, comme le Japon et l’Allemagne, l’ont
assortie de lourdes peines de prison. Le Canada, quant à
lui, n’a pas encore de loi spécifique à
ce sujet.
Cela dit, il faut voir au-delà des limites actuelles
de la science. Il faut se poser la question suivante : si
un jour on maîtrise les risques du clonage, devrait-on
avoir recours à cette technique ?
Quelles seraient les bonnes raisons pour cloner des humains
? Y a t-il, au contraire, des raisons impérieuses
de ne pas le faire ?
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