Clonage humain, les enjeux éthiques
 
 

Le protocole de Kyoto : utile ou non ?

Cloner un humain : mode d’emploi (1)

La course au clonage est lancée. Pour le moment, Clonaid semble avoir pris de vitesse des concurrents a priori plus qualifiés.

Chacun de leur côté, le biologiste américain Panos Zavos et le gynécologue italien Severino Antinori tentent sérieusement, depuis au moins un an et demi, de cloner un humain. Ces deux concurrents se disent très près de réussir et prédisent la naissance imminente de bébés clones.


Severino Antinori a fait les manchettes en 1994 pour avoir permis à une femme de 63 ans de mettre un bébé au monde.

Panos Zavos est un spécialiste de la reproduction humaine. Il œuvre notamment dans une clinique de fertilité du Kentucky.


1. On prélève une cellule de la personne à cloner.
2. On insère le noyau de cette cellule dans un ovule dont on a retiré le noyau.
3. On implante l’embryon dans l’utérus d’une mère porteuse.
4. Le bébé qui naît a le même bagage génétique que la personne qui a donné sa cellule.

Sur le plan scientifique, il s’agit de réaliser chez l’homme ce qu’on a fait en 1997 pour la brebis Dolly : le clonage par transfert de noyau.

Il faut d’abord prélever une cellule de la personne à cloner, par exemple une cellule de peau. En laboratoire, on en extrait le noyau, contenant tout l’ADN de cette personne. Puis, on prélève un ovule d’une donneuse et on élimine son noyau pour le remplacer par celui de la cellule de départ.

Après une légère stimulation électrique ou chimique, il y a fusion des cellules. Un embryon se forme, qu’on implante dans une mère porteuse.

Neuf mois plus tard, naissance du clone, qui est la copie conforme, sur le plan génétique, de la personne qui a donné sa cellule de peau.

Dossier préparé en janvier 2003
D’après un reportage de Jean-Pierre Rogel (journaliste) et Pascal Gélinas (réalisateur)
Adaptation pour Internet : Isabelle Montpetit et Karine Boucher