La capsule du jour

 


La masse et la gravité

En sport de descente, comme la luge, le bobsleigh ou le ski alpin, peser lourd peut valoir son pesant d'or. En quoi le poids est-il un avantage?


En bobsleigh et en luge, les équipes ajoutent du poids à leur traîneau pour compenser la différence de masse entre les athlètes. Le règlement le permet. Peser lourd au départ est pourtant un désavantage : cela veut dire qu'il faudra plus d'effort pour lancer le «bob» ou la luge, car il est plus difficile de pousser un objet lourd qu'un objet léger!

Il en est de même en ski alpin où le skieur costaud devra faire plus d'effort pour se mettre en mouvement. Mais alors, où est l'avantage de peser lourd?


C'est une fois en mouvement que l'avantage apparaît. Et il est simple à comprendre : plus un objet est lourd, plus il est difficile à arrêter.


En bobsleigh et en luge...

En «bob» et en luge, les deux freins qui ralentissent les athlètes sont la friction des patins sur la glace et la résistance de l'air. Or, plus le traîneau et ses occupants sont lourds, moins ses freins seront efficaces.

En ski alpin...



En ski alpin, l'histoire se répète. Ces deux freins ralentiront davantage le skieur léger que le skieur costaud, d'où une vitesse de pointe plus élevée. L'avantage obtenu peut être déterminant mais il y a les virages où le poids peut devenir un inconvénient.


Sa masse étant plus importante, le skieur plus lourd devra déployer plus d'effort pour contrer la force centrifuge qui le déporte.

Heureusement pour lui, les skis ont beaucoup évolué! Les carres, les côtés des skis, sont affûtées comme des couteaux : elles mordent dans la neige et la glace assurant ainsi une meilleure prise. L'introduction des skis paraboliques dont la courbure favorise les virages vient aussi faciliter la tâche.

Selon le poids du skieur, le tracé de la piste peut donc faire une grande différence!



À la toute fin, à la ligne d'arrivée, tous ces éléments s'additionnent pour expliquer les quelques dixièmes de seconde qui donnent accès au podium. Et là, avec leurs médailles autour du cou, libérés du stress de la compétition, les skieurs se sentent très légers!



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Dossier préparé en février 2002


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