Le saut à ski


Le saut à ski… Il ne faut pas avoir froid aux yeux pour s'envoler dans l'air, y flotter quelques secondes, avant d'atterrir en gardant son équilibre!
Comment les athlètes réussissent-ils à voler si loin?


Cette discipline est à part. Alors qu'en descente, en slalom, en luge ou bobsleigh, la résistance de l'air est l'ennemi, ici c'est tout le contraire : c'est elle qui nous porte et nous fait franchir les précieux mètres qui mèneront à la victoire. Plutôt que de combattre le vent, il faut l'apprivoiser!


Les skis sont larges : cela leur permet d'offrir une plus grande surface à l'air. Le costume est plus épais, il occupe plus d'espace. Tout le contraire du maillot moulant du descendeur.


En fait, il occuperait encore plus d'espace si des règlements très stricts venaient éviter les abus. Entre autres, les gants palmés sont interdits.


Alors qu'en ski alpin, le skieur plus pesant est avantagé, ici, la légèreté est de mise. La plupart des sauteurs ne sont pas très lourds, ce qui leur permet de flotter davantage dans l'air.

Longtemps, les skieurs disposaient leurs ski en parallèle. Depuis les années 90, c'est la position en «V» qui l'emporte. Les sauteurs améliorent ainsi leur portance de 30 pour cent et vont plus loin!



Voyons de plus près ce qui se passe..
Après sa prise d'élan, alors qu'il quitte le tremplin et prend son envol à 90 km/h, le sauteur se transforme en planeur : l'athlète se penche vers l'avant. Il se met en parallèle à ses skis et adopte ainsi une forme aérodynamique qui lui permet de fendre l'air, comme une aile d'avion.
Il lui suffit de se redresser un peu pour profiter davantage de la portance de l'air. Ainsi, il pourra voler plus longtemps. Mais il ne doit pas trop se redresser car cette portance si désirée peu se transformer en frein.
Le sauteur doit choisir l'angle idéal qui lui permettra d'apprivoiser l'air pour franchir la plus grande distance possible. Mais la gravité finit toujours par l'emporter. Avant d'atterrir, le sauteur se redresse et fléchit les genoux pour amortir le choc.


Avec un tel équipement, tout le contraire des skieurs de descente, le sauteur ne sera jamais le maître de la piste mais, pendant quelques secondes, il est le maître des cieux...


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Dossier préparé en février 2002


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