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Le défi de l'altitude
À Salt Lake City, les athlètes ne seront pas
seulement confrontés aux meilleurs au monde.
Ils devront aussi composer avec l'altitude.
Comment l'altitude influe-t-elle sur l'activité
physique?
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Faire
du sport en altitude possède des avantages et
des inconvénients. Le gros désavantage : le
manque d'oxygène. Les athlètes devront donc
performer à Salt Lake avec moins d'oxygène
dans le sang, c'est-à-dire moins de carburant
pour les muscles. Un phénomène qui affectera
surtout les épreuves de longue haleine, comme
le ski de fond.
Le gros avantage : en altitude, l'atmosphère
est moins dense, ce qui se traduit par une diminution
de la résistance de l'air. Les sports de vitesse
en bénéficieront!
L'exemple le plus marqué : le patin de vitesse.
L'anneau de vitesse, qui se trouve à 1425 mètres,
est le site couvert le plus élevé au monde.
Résultat : les patineurs perceront l'air
plus facilement que jamais! Et la glace aussi
sera plus rapide. Car comme il y aura moins
d'air piégé à l'intérieur, la glace sera plus
dense, donc plus dure. Or une glace dure est
synonyme de vitesse!

Les experts s'attendent à ce que tous
les records olympiques tombent, ainsi
que bien des records mondiaux. Et cette
prévision concerne autant les courtes
distances que les plus longues.
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À cette altitude,
la baisse d'oxygène pénalise moins les athlètes
que le gain aérodynamique. D'ailleurs, le phénomène
est bien connu. On l'utilise en cyclisme où
les records du monde de l'heure en vélo se font
toujours en altitude. En patinage de vitesse,
l'anneau de Salt Lake deviendra donc l'endroit
de prédilection pour battre les records!
Autre exemple de l'influence de l'altitude :
le ski de fond. Les fondeurs au biathlon s'exécuteront
à une altitude culminant à près de 1800 m, soit
presque trois fois plus haut qu'à Nagano. Ici,
les athlètes qui ne se seront pas préparés frapperont
un mur, car ils se fatigueront plus rapidement.
Voilà pourquoi les athlètes se sont presque
tous entraînés en altitude et sont arrivés sur
place au moins un mois d'avance pour s'acclimater!
Certains ont même fait appel à des tentes
d'altitude où le niveau d'oxygène est
abaissé. L'athlète y passe plusieurs heures
par jour pour acclimater son corps. La
réponse de l'organisme : produire davantage
de globules rouges afin de compenser le
manque d'oxygène.
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Moins d'oxygène disponible, une résistance de
l'air plus faible. À Salt Lake, la vitesse
sera à l'honneur, même si parfois les athlètes
y parviennent à bout de souffle...
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