Le curling


Le curling… Un sport un peu curieux où interviennent des virtuoses du balai.
Mais pourquoi balaient-ils devant la pierre?




Le curling est un sport plusieurs fois centenaire. En 1761, des soldats écossais du régiment de Wolf auraient joué au curling sur la rivière Saint-Charles près de Québec. À l'époque, le balayage servait à enlever la neige qui nuisait à la glisse de la pierre.


Mais aujourd'hui, on pratique ce sport à l'intérieur, sur une glace très propre. Alors, pourquoi balayer?



D'abord, la glace de curling n'est pas lisse comme la glace d'une patinoire. Elle est parsemée de minuscules bosses, un peu comme la peau d'une orange ou encore la surface d'une balle de golf. C'est sur ces bosses et les coussins d'air entre elles que glissera la pierre de curling. .


Comme le contact avec la glace est réduit, la pierre subit moins de friction que sur une glace lisse.


Les balayeurs excitent les molécules d'eau à la surface de ces petites bosses. Cela facilite davantage le glissement de la pierre. Donc plus on balaie, plus la pierre glisse facilement. Le balayage peut allonger la glissade de la pierre de quelques mètres. Une différence cruciale dans ce sport de précision!

Cependant, il est interdit aux balayeurs de ne frotter qu'un côté de la trajectoire de la pierre pour la faire dévier. Ils doivent frotter toute la surface de contact qu'empruntera la pierre.

La direction de la pierre est donnée lors de la poussée initiale. Le lanceur imprime à la pierre une légère rotation qui se traduira par une courbure de la trajectoire.


Une pierre qui va vite courbera peu. Une pierre lente courbera davantage. En jouant sur la vitesse de la pierre, les balayeurs peuvent donc influencer la trajectoire. C'est un travail d'équipe!


Les balayeurs au curling ne sont pas des maniaques de propreté, mais bien de fins stratèges qui utilisent les lois de la physique. La poussée du départ, la nature bosselée de la glace, le balayage, tout cela permet de réaliser des coups d'une grande précision et ce, au grand plaisir d'une foule de spectateurs avertis et au désespoir d'adversaires parfois dépités!




Haut de page
    
  
Dossier préparé en février 2002


Radio-Canada.ca © 


Retour à Radio-Canada sports