DÉCOUVERTE




- ARCTIQUE -
Cure d'amaigrissement
 

 
Sharon Jeffers, du Service
canadien des glaces
 

L'année 1998 est la plus chaude qu'on ait connue. Selon Sharon Jeffers, du Service canadien des glaces, il ne faut pas trop s'inquiéter d'une année exceptionnelle. Pourtant, jamais on n'avait vu un tel recul des glaces dans l'océan Arctique, ni dans l'archipel canadien. «  Les canaux entre les îles de l'archipel canadien sont toujours obstrués par des bouchons de glace. Ces détroits sont couverts de glace solide qui va d'une rive à l'autre et qui ne bouge à peu près jamais. Or, les années 1962 et 1998 sont les seules années où on a vu céder deux de ces bouchons. Mais en 1998, ils ont cédé tous les deux dans la même semaine », rappelle Sharon Jeffers.

Cela s'ajoute au fait que la glace permanente de l'Arctique a perdu 14% de sa superficie au cours des trente dernières années.

Ces événements mettent la puce à l'oreille de certains chercheurs : se pourrait-il que la banquise entière soit en train de fondre par le dessous, à notre insu? Pourrait-elle être sur le point de se disloquer tout d'un coup, le jour où elle sera devenue trop mince?

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