| La baleine blanche (1)
Le nom « béluga » dérive
du mot russe « belukha » (ou « bièloukha »),
qui veut dire « blanc ». Ce cétacé est aussi
connu sous le nom de baleine blanche, marsouin blanc et canari des
mers à cause de son babil.
Quand on le regarde rapidement, le béluga
fait penser à un gros dauphin dodu. Son nom scientifique,
Delphinapterus leucas, veut même dire « dauphin
blanc sans aileron » parce qu'il n'arbore qu'une crête
dure et qu'il n'y a pas d'aileron sur son corps d'un blanc crémeux.
Les premiers explorateurs ont donné au béluga
le surnom de « canari des mers » à
cause de son babil. Certaines personnes le trouvent carrément
bruyant. Faisant partie des baleines les plus bavardes, son répertoire
comprend des aboiements, des caquètements, des cliquetis,
des gargouillements, des grognements, des gémissements, des
reniflements, des couinements, des miaulements, des meuglements,
des trilles, des sifflements et des « yaps »...
Ouf!
Le
biologiste Pierre Béland rapporte dans son livre Le béluga
ou l'adieu aux baleines qu'en 1535, Jacques Cartier vit des
bélugas pour la première fois en remontant le Saint-Laurent.
Celui-ci nota sa découverte en l'appelant « adothuis ».
C'était probablement la transcription phonétique,
par une oreille inexpérimentée, du nom que leur donnaient
les Amérindiens de l'époque.
Pour les Inuits du Grand Nord québécois, les bélugas
sont des kilalugait (kilalugak au singulier). Le béluga
a probablement autant de noms qu'il y a de peuples qui le côtoient.
Comment s'appellent les bélugas entre eux? En modulant
quelques trilles, peut-être...

Fiche signalétique du béluga
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