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Comme
il est impossible d'en être certain, les géologues
devront rester sur le qui-vive. Une éruption peut survenir
à tout moment. Selon le lieu de l'éruption, les géologues
peuvent recommander la fermeture de certaines routes ou l'interdiction
du sommet du volcan aux touristes.
Cependant, dans le cas du Kilauea, les autorités n'envisagent
pas la nécessité d'évacuer un large territoire,
car ils connaissent bien son comportement plutôt calme. Comme
la lave produite par le Kilauea est extrêmement fluide, elle
ne peut pas emprisonner des gaz, ce qui est un élément
fondamental dans l'analyse que font les géologues de la situation.
De
retour au laboratoire, on analyse soigneusement les échantillons.
En attendant de résoudre le mystère de la lave disparue,
David Sherrod vit pratiquement sur le terrain, à la recherche
de fumerolles, de lave fraîche et de changements dans la structure
du sol. Il en profite pour ramasser des échantillons de lave.
De retour au laboratoire, les échantillons sont coupés
en lamelles très fines, qu'on analyse ensuite au microscope
pour en extirper tous les secrets. La composition minérale
est-elle la même que d'habitude? Et la composition chimique?
Y a-t-il beaucoup de bulles de gaz? Toutes ces informations sont
soigneusement consignées.
Il
reste encore beaucoup de choses à apprendre sur les volcans.
Mais il y a une chose que les géologues savent déjà,
c'est qu'il ne faut jamais prendre un volcan à la légère,
même un volcan relativement prévisible, comme le Kilauea.
En 1924, une éruption explosive en provenance d'un cratère
maintenant inactif a projeté dans le ciel des tonnes de cendres
et des roches énormes comme celle que l'on peut
voir sur la photo et qui pèse huit tonnes. Une roche semblable
avait alors tué un journaliste. Vous comprendrez que l'équipe
de Découverte ne s'est pas attardée plus
longtemps sur les lieux.
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