
Photo: Ski de fond Canada
Brian McKeever
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Le fondeur Brian McKeever a été le plus rapide lors du 5 km pour handicapés visuels, remportant la première médaille d'or canadienne aux Jeux paralympiques de Turin, dimanche à Pragelato.
Guidé par son frère Robin, McKeever a terminé l'épreuve avec plus de 17 secondes d'avance sur son plus proche rival, l'Allemand Frank Hoefle. Le Norvégien Helge Flo a quant à lui décroché l'argent.
À peine 10 minutes avant la course, Brian McKeever a décidé de changer ses skis. Ceux pour lesquels il a opté ont une structure différente et sont plus compétitifs, ce qui semble avoir porté fruit.
Une histoire de famille
Les frères Robin et Brian McKeever ont amorcé leur travail en commun en 2001. Robin a déjà participé aux Jeux olympiques en ski de fond, à Nagano, en 1998. La même année, son frère de 6 ans son cadet apprend qu'il est atteint de la maladie de Stargardt, qui se caractérise par une dégénérescence de la rétine. À 19 ans, il était l'un des meilleurs espoirs canadiens en ski de fond.
Puis, ne pouvant se qualifier pour les JO de Salt Lake City, Robin décide de se joindre à son frère pour les Jeux paralympiques. Ensemble, ils y ont gagné deux médailles d'or et une d'argent.
Une belle expérience
Plusieurs autres courses étaient disputées en cette première journée de compétition en ski de fond.
Au 5 km position assise chez les hommes, les Québécois Jean-Thomas Boily et Jimmy Pelletier ont pris respectivement les 27e et 29e rangs. Les deux athlètes, qui en sont à leur première expérience aux Paralympiques, ont dû composer avec de forts vents.
« J'ai été pris par une rafale et je suis tombé. Ça a dû me prendre une bonne trentaine de secondes pour me relever. Je suis vraiment parti en travers de la piste », a expliqué Jean-Thomas Boily, qui a terminé à 3 min 24 s du vainqueur, le Russe Taras Kryjanovski.
Le fondeur d'Orford devait aussi faire face à sa nouvelle classification. En sport paralympique, les athlètes reçoivent une cote qui vient modifier leur temps selon leur handicap. Son temps réel a ainsi été divisé par 9 %, contre 86 % auparavant. « Ça veut dire que pour faire la même performance, je dois être 5 % plus rapide, c'est énorme. Je pense que c'est ce qui explique mon classement. Alors, 27e, je suis très satisfait », a-t-il remarqué.
De son côté, Jimmy Pelletier semblait satisfait malgré sa dernière place. « Ça fait seulement trois ans que je fais du ski de fond et à peine un an que je suis membre de l'équipe nationale. Oui, j'ai fini dernier, mais à 29 ans, je suis un des plus jeunes sur le circuit. » Après deux jours de repos, Boily et Pelletier participeront mercredi au 10 km.
Bourgonje se démarque
Au 2,5 km position assise chez les dames, la vétérane canadienne Colette Bourgonje a obtenu le meilleur temps canadien, bon pour une 6e place. Shauna Maria Whyte a terminé tout juste derrière elle, prenant le 7e rang de l'épreuve remportée par l'Ukrainienne Olena Iurkovska.