Histoire de langue
Danielle Goyette
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On remarque...
... que la plupart des athlètes canadiens anglophones se débrouillent très bien en français. Souvent, ce sont même eux qui nous demandent si on veut faire l'entrevue dans la langue de Molière. Un geste franchement apprécié. On préfère toutefois qu'ils s'expriment dans leur langue maternelle parce qu'on ressent davantage l'émotion. Peut-être qu'après tout, notre perception de l'autre solitude est quelque peu erronée.
On aurait aimé...
... s'acheter un chapeau comme ceux portés par les athlètes de l'équipe canadienne, celui en suède doublé en mouton. Mais disons que le prix nous a refroidis un peu: 40 euros, à peu près 60 $ canadiens. On va plutôt essayer de se dégoter une tuque!
On constate...
... que même si on est en Italie, les gens de la maison Vancouver 2010 appliquent les mêmes règles que chez eux pour l'heure de fermeture des bars. On était invitée à une petite soirée organisée par des gens de Whistler et où étaient présents les membres de l'équipe féminine de hockey et de surf des neiges. On est arrivé vers 22 heures et à minuit, on nous mettait dehors. C'est vrai qu'on est ici pour travailler.
On constate... (bis)
... qu'il ne faut pas avoir trop soif quand on rentre dans un pub. À deux reprises, à deux endroits différents, on a patienté une bonne quinzaine de minutes sans que personne vienne nous servir. Pourtant, la serveuse passait à côté de nous en feignant de ne pas nous voir. Finalement, comme on n'est jamais mieux servi que par soi-même, on s'est levé et on est allé commander au bar!