1 GER 11 12 6 29
2 USA 9 9 7 25
3 AUT 9 7 7 23
5 CAN 7 10 7 24

Jean-Luc Brassard

Une soirée grandiose

Manon Gilbert

Des Jeux boudés...

Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

Turin 13:50 • 26 °C

En direct de Turin

Manon Gilbert

Journaliste pour le site des Sports de Radio-Canada.ca, Manon Gilbert se passionne depuis longtemps pour les sports d'hiver. À Turin, elle suivra à l'intention des internautes tout ce qui entoure les Jeux.

Écrivez-moi!

Dur, dur le métier d'analyste

Analyste de Radio-Canada: Catriona Le May Doan

Photo: Manon Gilbert

Analyste de Radio-Canada: Catriona Le May Doan

24 février 2006 - En 2002 à Salt Lake City, Jean-Luc Brassard, Marc Gagnon, Catriona LeMay Doan et Danièle Sauvageau participaient aux Jeux en tant qu'athlètes ou entraîneuse.

Quatre ans plus tard, ils se retrouvent analystes pour Radio-Canada ou CBC. Une belle façon de faire la transition avec la vie d'athlète et surtout de partager sa passion.

Parce que croyez-le, ça a été difficile pour eux de quitter un sport pour lequel ils ont consacré plus de la moitié de leur vie, sinon tout comme Gagnon qui a commencé à patiner à l'âge de 3 ans. Un sport avec lequel ils sont en amour. Littéralement. Ça sort de leur bouche. En amour avec leur sport.

Aujourd'hui, ils sont en mission: démystifier leur sport. Faire découvrir aux Canadiens la quintessence de leur art.

Pour Brassard, il n'y a pas plus belle tribune que les Jeux olympiques pour également véhiculer les bienfaits du sport et pour donner le goût à la jeune génération de se dépasser.

Après tout, Alexandre Bilodeau et Pierre-Alexandre Rousseau n'ont-ils pas été inspirés par les prouesses de JLB à Lillehammer? Et que dire de Sandra Keith qui a délaissé le ski de fond au profit du biathlon après avoir vu Myriam Bédard arracher la médaille de bronze à Albertville. Un sport dont elle n'avait jamais entendu parler auparavant.

Moins énervant que la compétition

Évidemment, les Brassard, Gagnon et compagnie préfèrent 100 fois être à Turin que de vivre les Jeux devant le petit écran. Et ce, même s'ils étaient tous un peu nerveux avant de s'asseoir derrière le micro pour une première fois, une nervosité qui n'avait toutefois rien à voir avec ce qu'ils éprouvaient en compétition.

Et puis, il paraît que le travail d'analyste est aussi épuisant que celui d'athlète. Permettez-nous d'en douter? Mais une chose fait l'unanimité, les secondes sur la neige ou sur la glace semblent s'égrener beaucoup plus rapidement derrière le micro que dans le feu de l'action.

Parce que comme athlète, tu ne penses qu'à toi, à ta course. Là, il faut tout voir, tout saisir. Surtout en courte piste où il faut suivre non pas un patineur, mais quatre et parfois cinq ou six. D'ailleurs, depuis Turin, Gagnon apprécie et comprend davantage le travail des arbitres.

Le cercle s'agrandit

Après les Jeux de 2006 ou dans l'année qui suit, bon nombre d'athlètes se joindront à ce cercle de retraités. On pense à la fondeuse Beckie Scott, au skieur Thomas Grandi, à la hockeyeuse Danielle Goyette, et aux patineurs Marie-France Dubreuil, Patrice Lauzon et Tania Vicent.

Nul doute, ils appréhendent ce jour où ils devront quitter leur cocon d'athlètes pour prendre leur envol dans la vraie vie. Un moment qu'ils auraient voulu repousser éternellement. Ils aiment tellement leur sport que si leur corps suivait, ils continueraient jusqu'à l'âge de 70 ans.

Le deuil de leur carrière sportive sera long. Ils le savent. Il paraît que ça prend environ deux ans. Pas facile de se retrouver soudainement dans la spirale du quotidien.

Pour adoucir cette délicate transition, rien de mieux que de s'impliquer dans le milieu. Certes, ils n'auront pas tous la chance de travailler comme analyste, commentateur ou journaliste, mais ils veulent à tout prix partager leur passion, sans l'ombre d'un doute, l'une des plus belles.

À bientôt.

 

Chroniques précédentes  Album de photos

Haut de page

© Société Radio-Canada. Tous droits réservés.