1 GER 11 12 6 29
2 USA 9 9 7 25
3 AUT 9 7 7 23
5 CAN 7 10 7 24

Jean-Luc Brassard

Une soirée grandiose

Manon Gilbert

Des Jeux boudés...

Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

Turin 13:50 • 26 °C

En direct de Turin

Manon Gilbert

Journaliste pour le site des Sports de Radio-Canada.ca, Manon Gilbert se passionne depuis longtemps pour les sports d'hiver. À Turin, elle suivra à l'intention des internautes tout ce qui entoure les Jeux.

Écrivez-moi!

Charline Labonté (hockey)

Charline Labonté

Photo: Manon Gilbert

Comment ces Jeux sont-ils différents de Salt Lake City?

- À Salt Lake, j'étais le troisième gardien. J'étais une « outsider ». Je n'habitais pas dans le village. Je ne jouais pas non plus. Je faisais partie de l'équipe, mais pas totalement. Je n'étais pas satisfaite, même si j'étais là pour l'expérience. J'étais la plus jeune de l'équipe, à 19 ans. Ça a été bon pour moi de passer par là en premier, de ne pas me laisser impressionner, de voir comment ça se déroule avec les médias, c'est tellement gros. Ici, c'est complètement différent. J'habite dans le village avec les autres athlètes, je joue et je peux me concentrer seulement sur mes matchs. En plus, j'ai eu une médaille, ce que je n'avais pas eu à Salt Lake City comme troisième gardien.

Qu'est-ce que le sport a changé dans ta vie?

- Ça m'a donné une discipline de vie incroyable. Ça m'a rendue mature beaucoup plus rapidement. Ça m'a appris à gérer mon temps entre les entraînements, l'école, le hockey, les amis, la famille. Ça m'a appris plein de qualités que je n'aurais pas pu nécessairement apprendre ailleurs. L'esprit d'équipe, le partage, la confiance, ce sont toutes des qualités que le hockey m'a enseignées.

Si tu avais une personne à remercier pour ta présence aux Jeux olympiques, qui serait-elle?

- Ce sont mes parents. Ils ont toujours été là pour moi. Ils ne sont pas dans le monde du sport, ils ont commencé à patiner en même temps que moi, mais ils m'ont toujours appuyée. Ils ne m'ont jamais mis de pression et je crois que c'est l'une des raisons pour lesquelles je suis rendue ici. C'est triste de voir des parents qui mettent de la pression sur leurs jeunes. J'ai toujours fait mes choix, et je joue au hockey parce que j'aime ça, pas parce que quelqu'un me pousse. Pendant dix ans, ils m'ont payé la meilleure école de gardien de but au Québec, celle de François Allaire. J'ai été très chanceuse que mes parents puissent me payer ça chaque été.

 

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