1 GER 11 12 6 29
2 USA 9 9 7 25
3 AUT 9 7 7 23
5 CAN 7 10 7 24

Jean-Luc Brassard

Une soirée grandiose

Manon Gilbert

Des Jeux boudés...

Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

Turin 13:50 • 26 °C

En direct de Turin

Jean-Luc Brassard

Champion du monde en 1993, Jean-Luc Brassard a décroché l’or en ski acrobatique (bosses) aux Jeux de Lillehammer, en 1994. À Turin, il commentera les compétitions de ski acrobatique à la télévision, en plus de rédiger une chronique web pour le plus grand plaisir des internautes.

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Des qualifs et des hommes

Warren Shouldice

Photo: AFP/Joe Klamar

Warren Shouldice

21 février 2006 - Secrètement, j'espérais qu'en sauts acrobatiques, les Canadiens puissent monopoliser le podium. Après les qualifications, mon souhait est que les deux qui restent puissent terminer dans les cinq premiers, et de préférence sur le podium.

J'ai encore en tête l'image de Nissen, de Shouldice et de Bean sur le podium de la Coupe du monde au mont Gabriel. De plus, Ryan Blais avait terminé quatrième et Steve Omischl avait essayé un truc en prévision des Jeux, mais sans succès. Il n'avait pas fait la finale à cette épreuve, comme ici à Turin.

Omischl voulait faire, en finale des Jeux, un triple périlleux arrière avec cinq vrilles. En vue de dérouler le tapis rouge, il y est allé d'un triple périlleux arrière avec quatre vrilles, dont deux dans la dernière rotation. Ce saut est extrêmement compliqué, car la double vrille est une manoeuvre à l'aveugle. En l'exécutant en fin de rotation, le sauteur doit anticiper le moment exact de l'atterrissage.

Ça n'a pas fonctionné. Une cohorte de déesses grecques auraient tenté de convaincre Omischl qu'il n'était pas nécessaire d'exécuter un saut si difficile pour se qualifier que rien n'y aurait fait.

Il n'avait besoin que de 100 points à son deuxième saut pour atteindre la finale. Pour Omischl, cela signifie se présenter au site de sauts, serrer quelques mains, prendre un café, faire des saluts en plein vol à ses amis et compléter le tout avec un beau sourire à la caméra.

Comme cette sélection ne fait qu'établir un ordre de départ pour les douze premiers, sans tenir compte du pointage obtenu, tout aurait été possible de nouveau pour lui. Mais Omischl n'en a rien à cirer de se qualifier 2e. C'est la première place ou rien. Cette fois-ci, c'est rien.

Peut-être que le meilleur sauteur au monde sera dans l'estrade, ou peut-être sera-t-il déjà en entraînement pour 2010. S'il choisit la deuxième option, je souhaite qu'il ajoute un peu de flexibilité dans son approche de la compétition.

Jeff Bean

Le meilleur gars du circuit ne s'est pas qualifié. « M. Bean » a fait un « ski-dos » à son deuxième saut. Le « ski-dos » arrive lorsque l'athlète fait trop de rotations, ce qui l'empêche d'atterrir correctement sur les skis.

Dans mon petit Robert à moi, il est aussi indiqué à la rubrique ski-dos: action d'éliminer l'athlète le plus sympathique des jeux après deux sauts d'une durée combinée de 7 secondes.

Il n'y a pas de deuxième chance, ni d'autres épreuves, ni d'arrêt de musique pour reprendre plus tard. Rien! Son passage à la compétition olympique a duré moins longtemps que l'ouverture de votre ordinateur.

Bean est un émotif. Pas un pleurnichard, mais bien un émotif. Il voulait si bien faire qu'il en a donné juste un peu trop. Une entrée de saut 0,5 km/h plus vite, une bonne poussée pour donner du volume à la trajectoire. Résultat: trop de rotations. Conséquence: un ski-dos.

Mais je n'ai pas mentionné qu'entre le départ et l'atterrissage, il s'est élevé 40 pieds dans les airs, en a franchi 30 et a exécuté 3 rotations et 4 vrilles. Tout ça, en moins de 3,5 secondes.

Les Olympiques sont parfois ingrats, injustes. La femme de Jeff, qui était au bas de la piste, le sait bien. Elle a déjà, par le passé, réconforté son chum kamikaze qui était revenu à la maison avec une quadruple fracture à une jambe, y compris le déplacement de la vertèbre C7. À son retour en course quelques mois plus tard, Bean résumait cet épisode en disant que c'était la meilleure chose qu'il lui était arrivée!

Cette fois-ci, les futurs sauts périlleux seront ceux de la progéniture à venir, une récompense qui fera oublier un passage beaucoup trop court à Turin et une quatrième place à Salt Lake City.

Les femmes

C'est aujourd'hui la qualification des femmes en sauts. Trois Canadiennes en lice: Deidra Dionne, Veronika Bauer et Amber Peterson. Vous voulez que je risque une prédiction pour le résultat final? Regardez les Australiennes dans ce pays de neige. Elles risquent encore de faire leur marque dans l'histoire.

 

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