1 GER 11 12 6 29
2 USA 9 9 7 25
3 AUT 9 7 7 23
5 CAN 7 10 7 24

Jean-Luc Brassard

Une soirée grandiose

Manon Gilbert

Des Jeux boudés...

Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

Turin 13:50 • 26 °C

En direct de Turin

Jean-Luc Brassard

Champion du monde en 1993, Jean-Luc Brassard a décroché l’or en ski acrobatique (bosses) aux Jeux de Lillehammer, en 1994. À Turin, il commentera les compétitions de ski acrobatique à la télévision, en plus de rédiger une chronique web pour le plus grand plaisir des internautes.

Écrivez-moi!

Ô villageois

Station de ski Le Massif

Photo: Le Massif

Station de ski Le Massif

Bromont invitait la population à regarder Marc-André Moreau sur écran géant au bar de la montagne. Petite-Rivière-Saint-François a cessé de respirer au passage de Dominique Maltais. Val-Bélair n'en avait que pour Audrey Robichaud. Mont-Tremblant a skié avec Érik Guay.

Les villages sont non seulement les plus grands pourvoyeurs de talents sportifs, mais également les tout premiers commanditaires. Ces bourses, décernées par les clubs sociaux et les commerçants du village, sont le coup de pouce dont les athlètes, les artistes et les musiciens ont cruellement besoin pour exprimer leurs talents à des niveaux supérieurs.

Avec l'arrivée des résultats plus importants, les compagnies s'intéressent davantage aux lauréats. Puis, une fois l'athlète rendu au niveau national, l'équipe canadienne donne enfin ses dollars pour qu'il se rende aux Olympiques.

Quand un athlète regarde le drapeau de son pays à partir du podium, il se rappelle avant tout des gens qui étaient présents au tout début. Ceux-là mêmes qui encourageaient pour le simple plaisir de voir des enfants heureux essayer au plus fort de leurs capacités, apprendre et s'épanouir de cette manière.

Pourquoi le faire? Parce que nous sommes tous fiers de voir un film comme C.R.A.Z.Y rafler les honneurs partout où il est en nomination; parce que le succès du Cirque du Soleil représente un peu de nous tous à travers le monde; et parce que les chanteurs qui osent une carrière internationale assouvissent un peu de nos rêves secrets.

Observer ces puissants athlètes constitués de muscles striés devenir aussi frêles sur un podium, nous rappelle que tout est possible. Dans un monde où tout s'achète au dépanneur, c'est déjà énorme.

Réponse à Patrick Girard

Parmi les courriels des lecteurs, celui de Patrick Girard mentionnait qu'il trouvait « écoeurant », selon ses dires, que les skieurs acrobatiques lavent leur linge sale en public, particulièrement Pierre-Alexandre Rousseau (voir commentaire du 18 février).

Pierre-Alexandre Rousseau

Photo: Association canadienne de ski acrobatique

Pierre-Alexandre Rousseau

Par la structure du texte, il est évident que M. Girard connaît Pierre-Alexandre, ce qui rend toute réponse délicate. Je désire toutefois apporter quelques précisions et souligner que je ne peux évidemment pas répondre pour Dominick Gauthier.

Je regrette également le fait que P.-A. n'ait pu se qualifier pour ces Jeux. Je crois qu'il est toujours le skieur acrobatique le plus talentueux de l'équipe nationale et je ne le l'écris pas pour vous faire plaisir. Pierre-Alexandre est le meilleur technicien de cette équipe, en plus d'être un excellent sauteur.

J'ai mentionné qu'aucun des skieurs canadiens non qualifiés n'aurait pu faire mieux que Chris Wong, notre troisième représentant à ces Jeux. Cela inclut Warren Tanner, Jean-François Therrien et Pierre-Alexandre Rousseau, et non pas uniquement ce dernier comme votre commentaire le laisse entendre.

Pour ce qui est de laver notre linge sale en public, je désire vous rappeler qu'en novembre dernier, Pierre-Alexandre convoquait une conférence de presse annonçant que sa participation aux Olympiques n'était plus qu'une formalité.

Les résultats des sept épreuves de Coupe du monde suivantes ont malheureusement joué contre lui, à la surprise de tous. Mon rôle d'analyste aux Jeux m'a exposé à des questions quant au propos tenu en novembre par le principal intéressé. Jamais je n'ai souhaité aller sur la place publique pour parler de ce sujet. En contrepartie, je me devais d'être malheureusement conséquent avec ses propres affirmations.

Je me permets de vous rappeler que j'ai également tenu des propos élogieux, et seulement à l'endroit de Pierre-Alexandre Rousseau au cours des 8 dernières années.

J'ai également écrit qu'il était incompréhensible que Rousseau n'ait pas d'entraîneur « officiel » pour le guider, particulièrement en cette année olympique. Je persiste à croire qu'un entraîneur permet d'identifier et de peaufiner les infimes détails qui, en fin de parcours, font toute la différence. Je regrette infiniment ce manque, car je reste convaincu qu'avec une équipe pour l'encadrer, Pierre-Alexandre aurait sa place à Turin.

Les filles...

En conclusion, M. Girard, je désire éloigner Pierre-Alexandre des phrases qui suivent, car je sais qu'il a beaucoup plus de classe que ce dernier paragraphe que vous m'avez adressé et qui va comme suit:

« Et veuillez cesser de parler des belles filles que vous rencontrez dans les bars dans une chronique sportive. C'est une autre chose que l'on fait en privé - sinon en solitaire. »

M. Girard, je vous rappelle que vous avez commencé votre texte par la formule suivante: « Malgré tout le respect que je vous porte ». À la lecture de ces derniers mots, j'en déduis que vous me respectez finalement très peu.

À bientôt.

 

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