1 GER 11 12 6 29
2 USA 9 9 7 25
3 AUT 9 7 7 23
5 CAN 7 10 7 24

Jean-Luc Brassard

Une soirée grandiose

Manon Gilbert

Des Jeux boudés...

Jeudi 7 août 2008 12:56 MTL

Turin 13:50 • 26 °C

En direct de Turin

Marc Gagnon

Quadruple champion du monde et quintuple médaillé olympique en patinage de vitesse courte piste, Marc Gagnon commentera les compétitions de cette discipline pour la télévision à Turin. Il écrira aussi des chroniques pour les lecteurs de Radio-Canada.ca.

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Au tour des hommes de monter sur le podium?

François-Louis Tremblay

Photo: AFP/George Frey

François-Louis Tremblay

17 février 2006 - Samedi, nous aurons droit à notre première soirée de deux finales en courte piste depuis le début des Jeux: le 1500 m chez les femmes et le 1000 m chez les hommes.

Après avoir constaté le grand talent d'Anouk Leblanc-Boucher, médaillée de bronze au 500 m, il est normal d'espérer la voir monter à nouveau sur le podium sur 1500 m. Sans aucun doute, Anouk aura des ailes après cette première médaille individuelle olympique. Mais il est très difficile, même pour un gars d'expérience comme moi, d'évaluer l'apport de cette médaille à ses performances futures.

Malheureusement, je ne crois pas que ce sera suffisant pour déstabiliser les Asiatiques, dominantes cette saison sur la distance.En quatre Coupes du monde avant les Jeux, les Coréennes et les Chinoises ont raflé 11 des 12 médailles de cette épreuve. Qui a gagné la 12e? Evgenia Radanova, la Bulgare médaillée d'argent sur 500 m.

Espérons que je me trompe, mais selon moi nous devrons attendre Vancouver 2010 avant de voir une Canadienne sur le podium du 1500 m.

Amanda Overland est l'autre Canadienne qui participera à cette épreuve. L'Ontarienne d'adoption s'entraîne avec l'équipe nationale à Montréal depuis quelques années. Si le podium paraît loin, elle ou Anouk pourraient peut-être se retrouver en finale.

Scénario différent

Chez les hommes, le scénario diffère, même si les forces en présence proviennent également d'Asie. Six ou sept gars peuvent aspirer à un podium.

  • Les deux Coréens qui ont dominé la Coupe du monde en terminant premier et deuxième du classement général au 1000 m;
  • Les deux Chinois, dont Jiajun Li, le vieux routier de 30 ans et médaillé de bronze du 1500 m;
  • L'Américain Apolo Anton Onho, malgré sa sottise en demi-finale du 1500 m. Rassurez-vous, ça lui arrive peu souvent. En plus, c'est selon moi sa dernière chance de médaille individuelle à Turin.
  • Les deux autres? Nos deux Canadiens Éric Bédard et Francois-Louis Tremblay qui ont été impressionnants lors du tour de qualifications, mercredi.

    Une épreuve éreintante

    Le 1000 m masculin est d'après moi l'épreuve la plus difficile du courte piste. Et là, je ne vous parle pas de qualités physiques parce que chacune des distances requiert des aptitudes différentes. Je vous parle ici de stratégie de course. C'est l'épreuve qui laisse le moins de place à l'erreur stratégique.

    Dans un 500 m, il y a une stratégie de positionnement, mais relativement très simple et minime. Règle générale, il faut partir vite et finir vite! Dans un 1500 m, sur les 13 tours et demi pour bien se positionner, la moitié sont plus ou moins rapides.

    Mais dans un 1000 m, la position après le premier tour prend toute son importance. En fait, il existe deux scénarios possibles:

  • Soit quelqu'un décide d'ouvrir la machine dès le départ et que tu es 4e, tu te retrouves dans l'eau chaude;
  • Soit les patineurs décident de prendre 2 ou 3 tours pour s'étudier et se placer pour le sprint très rapide vers 5 ou 4 tours de la fin. Et lorsque le sprint commence, mieux vaut être devant!
  • Petite leçon de vie

    Si vous regardez les Jeux, vous aurez sûrement vu la belle médaille de bronze de Dominique Maltais en snowboard cross. Félicitations en passant!

    Mais outre la médaille, ce qui m'a marqué dans cette course, c'est l'erreur de l'Américaine qui se dirigeait vers l'or avec 100 m à faire. Sur le dernier saut, elle a voulu célébrer trop vite avec un petit « move », un « grab » comme on dit en surf des neiges. Et « woops », il y a eu perte d'équilibre et chute! Il était trop tard pour se relever à temps. La fille de la Suisse, deuxième jusque-là, l'a coiffée au fil d'arrivée.

    Pourquoi je vous raconte cela? Pour la simple et bonne raison que pendant plusieurs années, lorsque j'étais jeune et en apprentissage, on me répétait sans cesse ceci: « c'est jamais fini tant que c'est pas fini. »

    À quelques occasions dans ma carrière, j'ai réussi à dépasser des compétiteurs dans les derniers 10 mètres, et cela donnait tout son sens à cette expression. Mais probablement qu'hier, pour la première fois de ma vie, j'ai été témoin en direct de cette expression, mais appliquée à l'inverse. Et il fallait que ça tombe sur une Américaine...

    À bientôt!

     

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