Quelle belle soirée!
Anouk Leblanc-Boucher
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17 février 2006 - Wow! Quelle soirée mercredi! Déjà, avec la qualification de nos deux jeunes patineuses Anouk Leblanc-Boucher et Kalyna Roberge en demi-finale, puis Anouk qui a participé à la finale, j'avais des frissons partout. C'est sans vous parler de mon stress. Incontrôlable!
J'étais stressé à l'idée de voir Leblanc-Boucher faire une dernière course à la hauteur de ses premières et de son talent pour peut-être monter sur le podium. Laissez-moi vous dire qu'après avoir contrôlé mes courses et ma nervosité pendant ma carrière, il est extrêmement difficile de gérer le stress quand tu ne peux rien faire, sauf regarder.
C'est le cas quand je regarde maintenant nos patineurs sur la glace. Demandez aux anciens patineurs. Ils vous diront sûrement la même chose.
La demi-finale de Kalyna Roberge a été super excitante. Combien d'entre nous étions debout, j'en suis sûr, à crier pour elle jusqu'à la fin? Quelle course elle a faite! On a très facilement vu et compris qu'elle était parmi les meilleures patineuses au monde. Malheureusement, elle a raté la finale. Mais bon, elle s'est quand même inclinée face à deux extraordinaires patineuses.
C'est son manque d'expérience qui a peut-être joué contre elle. C'est sûr qu'elle n'avait pas vraiment de place pour dépasser, parce que la Bulgare était collée à la Chinoise. Mais si elle avait bien préparé une tentative de dépassement, le résultat aurait peut-être été différent.
En revanche, on a pu voir la grande combativité et la vitesse de réaction de Kalyna. Deux aspects très importants en courte piste. Avec plus d'expérience, elle comprendra facilement que, parfois, un dépassement bien préparé vaut beaucoup mieux que d'attendre une occasion.
Somme toute, une super performance de Kalyna. N'oubliez pas son nom. Vous allez la revoir souvent au cours des prochaines années!
La médaille d'Anouk
Parlons maintenant de la finale d'Anouk. Que dire que plus que BRAVO! et FÉLICITATIONS! De mon point de vue d'analyste, cette course-là était parfaite. Aucune erreur.
Soyons réalistes. Avec la quatrième position au départ et la qualité des autres patineuses, Anouk avait peu de chance de remporter l'or.Anouk a vraiment eu un départ spectaculaire, dépassant presque la Chinoise qui partait du troisième couloir... Après deux tours, Anouk a profité d'une erreur de cette Chinoise, contrainte de freiner derrière la Bulgare, pour la dépasser avec une accélération bien préparée. Boum! Anouk s'est retrouvée devant la Chinoise jusqu'à la fin. C'était absolument brillant. « Complimenti », comme disent les Italiens.
Éric et François-Louis
Éric Bédard
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La qualification des Canadiens pour les quarts de finale du 1000 m a peut-être représenté deux courses bien ordinaires pour vous à la maison. Mais, pour moi, en tant qu'ancien patineur et grand partisan de mes anciens coéquipiers, c'était beaucoup plus que ça.
Je vous explique. Dans le cas de François-Louis Tremblay, on parle bien sûr d'une deuxième présence à des Jeux olympiques. Mais en 2002, il n'avait participé qu'au relais. « Flou », qui aurait pu être stressé au départ de sa première course individuelle olympique, s'est très bien tiré d'affaire. Comme nos trois filles, dimanche dernier, au 500 m.
En fait, la confiance et l'assurance de François-Louis transpiraient de loin. Sa précision technique et tactique aussi. Il est sûrement, avec Éric, l'un des favoris pour remporter des médailles individuelles. C'était encourageant de le voir patiner avec autant d'assurance. Ça regarde bien pour la suite!
Quant à Éric Bédard, qui en est à ses troisièmes jeux, il n'avait participé qu'au relais en 2002. Son stress olympique des épreuves individuelles remontait donc à 1998. La nervosité aurait donc pu lui couper les jambes. Mais au contraire, j'ai vu en lui un gars très confiant et qui semblait prêt à fournir tous les efforts pour gagner.
Je sais, ce ne sont que des huitièmes de finale. Mais dominer sa vague à ce point, c'est-à-dire patiner à l'avant durant tout le 1000 m pour éviter le trouble à l'arrière, est un signe d'expérience. Éric a même pris le temps de faire un clin d'oeil à son entraîneur pendant la course. Ça démontre à quel point il est en pleine possession de ses moyens. Une petite suggestion: il faudra éviter ce geste dans les prochains tours!
Quant au relais, les Canadiens se sont facilement qualifiés pour la finale. Mon conseil du jour: restez bien assis devant votre téléviseur le samedi 25. Cette finale à cinq équipes sera tout un spectacle.
Je n'ai vu ça qu'une seule fois dans ma vie. Ça fait du monde en s'il vous plaît sur la patinoire!
À bientôt.