Une première médaille chez les femmes?
La Canadienne Kalyna Roberge, en rouge
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15 février 2006 - Bien sûr, nous sommes tous restés un peu déçus pour Charles Hamelin qui est passé, dimanche, à un lacet de patin de son premier podium olympique. Dommage pour le Canada également.
Mais ne baissons pas les bras, car il reste encore plusieurs épreuves où nous pourrons nous mettre un podium sous la dent. Et une de ces épreuves, c'est le 500 m femmes de mercredi.
Je vous le dirai franchement, c'est sûrement la meilleure chance de médaille individuelle chez les femmes. Je dis individuelle, parce qu'évidemment, en équipe, les chances sont excellentes pour nos patineuses.
Maintenant, sans vouloir blesser personne, je crois que notre plus grande chance de podium se trouve en Kalyna Roberge.
Avec un palmarès de 3 médailles de bronze en 4 Coupes du monde, elle surclasse de loin, à elle seule, les performances des deux autres Canadiennes, Anouk Leblanc-Boucher et Alanna Kraus réunies. Par contre, il ne faut pas lui donner trop rapidement cette médaille, ni écarter non plus le talent des deux autres.
On peut simplement dire que nos trois Canadiennes se retrouvent clairement parmi les meilleures patineuses de 500 m au monde. Tout peut donc arriver. Surtout que, outre la vitesse, le départ est un atout très important dans un 500 m. Et nos 3 mousquetaires en ont d'excellents.
Les rivales

Photo: Mike Ridewood, Patinage de vitesse Canada
Anouk Leblanc-Boucher
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Les filles à surveiller sur cette distance seront sans contredit les Chinoises Wang Meng, qui a facilement gagné les 4 coupes du monde, et Fu Tianyu qui, très souvent, suit de près sa compatriote.
La détentrice du record du monde, la Bulgare Evgenia Radanova, est certainement une aspirante sérieuse à la médaille d'or. Elle compte d'ailleurs deux médailles d'argent et une de bronze cette année.
Les Sud-Coréennes, malheureusement, ne bénéficient pas d'aussi bons départs que les Canadiennes et les Chinoises. Elles pourraient toutefois brouiller les cartes, tout comme les Italiennes. Mais à part de bons départs, les représentantes du pays hôte des Jeux peuvent difficilement suivre.
Une règle importante
Maintenant, il existe un règlement selon lequel les patineurs d'un même pays doivent être divisés également dans chacune des vagues de chaque tour. Concrètement, deux Canadiennes ou deux Chinoises ne peuvent être dans la même demi-finale par exemple. Quand il y en a trois, deux vont dans la première demi-finale et l'autre va dans la deuxième.
Pourquoi je vous dis cela? Simplement parce que ce règlement assure qu'une Canadienne ne se retrouvera pas avec les deux Chinoises très fortes déjà à l'étape de la demi-finale. Ce qui pourrait donc mener à la présence de deux Canadiennes en finale.

Alanna Kraus
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Pas que je veuille rendre imbattables les Chinoises pour nos Canadiennes. Mais il faut être réaliste. Les Chinoises sont très puissantes. Puissantes, mais pas imbattables!
Des formalités
Chez les hommes, nous aurons droit au même scénario que celui des femmes, dimanche. Le premier tour du 1000 m ne devrait causer aucun ennui à Francois-Louis Tremblay, ni à Éric Bédard. Quant à la demi-finale du relais, à moins d'une chute, c'est dans la poche.
Et sans vouloir être trop optimiste, la finale devrait appartenir aussi à nos Canadiens. De toute façon, le Canada a remporté l'or en 1998 et en 2002. C'est quoi le dicton, déjà? Jamais deux sans trois?