
Photo: AFP/Filippo Monteforte
Martin St-Louis, entouré de Wade Redden (gauche) et Dany Heatley (droite)
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Après deux victoires faciles contre l'Allemagne et l'Italie, l'équipe masculine de hockey subira deux tests en affrontant la Suisse samedi et la Finlande dimanche.
Les Suisses ont causé la surprise du tournoi jusqu'à présent en surprenant la République tchèque par la marque de 3-2, jeudi. Avec seulement trois joueurs de la LNH, les Suisses doivent néanmoins être pris au sérieux, car ils comptent sur un duo de gardiens de but pouvant rivaliser avec les meilleurs.
Martin Aebischer, de l'Avalanche du Colorado, en a fourni la preuve éclatante contre les Tchèques lorsqu'il a bloqué 40 tirs. Si Aebischer ne joue pas samedi, les Suisses enverront alors Martin Gerber, des Hurricanes de la Caroline. Pour le Canada, Martin Brodeur sera devant le filet.
La force des Suisses repose toutefois dans l'habitude qu'ont les joueurs d'évoluer ensemble. « Ils jouent bien en groupe, car ils disposent beaucoup de temps morts pour travailler sur leur programme olympique », selon Martin St-Louis, qui a joué en Suisse pendant le lock-out de la LNH. L'ailier droit louange aussi leur éthique de travail irréprochable.
Au tour des Finlandais
Dimanche, le Canada se frottera aux frères Koivu et aux Finlandais dans un autre match du tournoi préliminaire. La Finlande est également invaincue à ses deux premiers matchs, ayant battu la Suisse et l'Italie.
Si l'attaque des Finlandais n'est pas la plus menaçante du tournoi, ils peuvent en revanche compter sur une défensive redoutable. Avec des noms comme Aki Berg, Ossi Vaanannen et Sami Salo, le Canada devra trimer dur pour percer la ligne bleue finlandaise.
Un arrière comme Kimmo Timonen, au septième rang pour la production offensive chez les défenseurs de la LNH, constitue une menace sur le jeu de puissance (30 points en avantage numérique cette saison).
L'entraîneur du Canada, Pat Quinn, n'a toujours pas annoncé qui gardera les buts pour ce match. Martin Brodeur et Roberto Luongo se sont partagé le travail jusqu'à présent. Mais Quinn insiste pour dire que Brodeur est son homme de confiance. « Il est notre premier gardien, et s'il veut jouer deux matchs en deux jours, il va le faire, dit-il. Mais nous en reparlerons après le match de samedi. »
Les Canadiens ont eu deux matchs pour s'habituer à une surface de jeu plus grande, de nouveaux règlements et un décalage horaire inhabituel dans leur cas. « Ça nous a pris un jour ou deux à s'adapter, mais tout le monde se sentait mieux après le premier match, contre l'Italie », a mentionné le défenseur Wade Redden.
Le Canada jouera sa dernière rencontre préliminaire contre la République tchèque mardi.