Les Jeux d'Adolf Hitler
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Double saut de Birger Ruud et Randmond Sörensen (NOR) pour l'inauguration du grand tremplin. |
En 1931, le Comité international olympique (CIO) accorde les Jeux de 1936 à l'Allemagne et maintient sa décision malgré l'arrivée au pouvoir, trois ans plus tard, d'Adolf Hitler. Le CIO soutient qu'il ne faut pas mêler sport et politique. Les Jeux seront (ironiquement) organisés par le ministre de la Propagande du IIIe Reich, Joseph Goebbels.
De nombreux pays menacent de boycotter les Jeux à cause des politiques racistes d'Hitler, mais se présentent quand même. L'événement accueille 28 pays, un record de participation. À l'ouverture, le Führer tente de donner de son pays une image pacifique, même s'il poursuit un programme de réarmement massif. Le régime nazi enlève aussi, de façon temporaire, des affiches antisémites installées dans le pays.
La délégation allemande compte un seul Juif, Rudi Ball, vedette du hockey sur glace allemand. Après avoir fui son pays, Ball a accepté de revenir pour participer aux Jeux d'hiver.
Au hockey, l'équipe canadienne cède l'or à la Grande-Bretagne, une équipe dont la moitié des joueurs serait, selon la rumeur, des Canadiens ayant pris depuis peu la citoyenneté britannique. La Norvégienne Sonja Henie, qui remporte son troisième et dernier titre olympique en patinage artistique, deviendra championne du monde pour une dixième fois quelques semaines plus tard. Ensuite, elle triomphera à Hollywood dans des films qui populariseront le patinage artistique.
Les Jeux de 1936 voient l'arrivée du ski alpin comme discipline. Les hommes autant que les femmes peuvent participer. On propose une seule épreuve, soit le combiné alpin (descente et slalom). Deux sports sont également en démonstration : le curling et la patrouille militaire, ancêtre du biathlon.