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Émission du mardi 26 mai 1998

 

Les cellules du cerveau se regénèrent

 

J’ai le plaisir et même l’honneur de vous annoncer que nous avons dans la tête une Fontaine de Jouvence!

Je ne sais pas dans quelle mesure ce que l’on nous racontait pouvait être fondé lorsqu’on nous avertissait : " Attention, les neurones ne se renouvellent pas! Si vous prenez de l’alcool, si vous fumez du tabac ou du cannabis, si vous faites des folies, etc., les neurones, disparaissent! " Eh bien, une étude vient de démontrer que les neurones se renouvellent même dans un cerveau adulte. Après tout, c’est peut-être vrai que la mémoire est une faculté qui oublie…[rires]

D’après :

" Les neurones,
la mémoire…
et l’oubli ",
Courrier international
,
N° 394, 20
au 27 mai 1998.


C’est sous toute réserve que je vous communique ces informations, mêmes si elles proviennent d’études scientifiques. Il faut les interpréter avec une certaine retenue parce qu’il s’agit, au départ, d’expériences qui sont faites à partir d’observations des… ouistitis. Comme vous le savez certainement, les ouistitis sont des primates, et jusqu’ici, " il semblait impossible que les neurones puissent constamment disparaître et renaître dans le cerveau hautement développé des primates. – C’est ce que l’on peut lire dans un article d’un journal allemand repris dans le Courrier International : " Les neurones, la mémoire… et l’oubli ". – Mais voilà que six ouistitis, hôtes habituels de la forêt amazonienne, bousculent cette idée bien établie.

" Des chercheurs allemands et américains ont fouillé le cerveau de ces animaux à la recherche de cellules nerveuses toutes neuves, et ils les ont trouvées dans l’hippocampe, une région du cerveau dit ‘ reptilien ’ – le cerveau ancien, paléo-cortex, si vous voulez. – Apparemment, plusieurs milliers de neurones naissent là chaque jour. ‘ Il y a des chances pour que dans tout le cerveau humain aussi de nouvelles cellules se développent couramment ’, avance Eberhard Fuchs, du Centre de primatologie allemand Göttingen. […]

" De plus, poursuit plus loin l’auteur, les ouistitis n’accroissent pas leur capacité cérébrale de façon constante, mais ils perdent autant de neurones anciens qu’ils en produisent de nouveaux. " On évalue entre 0,5 et 1 % le pourcentage des cellules qui seraient remplacées chaque jour. Il y a, pour ces chercheurs, de quoi s’exciter les neurones!

Cette étude est d’autant plus importante qu’elle ouvre " de nouvelles voies pour soigner les victimes de congestion cérébrale ou pour stopper la dégénérescence cellulaire qui est à l’origine de la maladie de Parkinson. ‘ Quand nous connaîtrons les mécanismes de régulation de la neurogenèse – de genèse qui veut dire naissance et neuro qui veut dire neurones –, nous pourrons peut-être aussi provoquer la naissance de nouvelles cellules nerveuses dans d’autres régions du cerveau ’, espère le chercheur allemand.

" Pour l’heure, c’est un vœu pieux, qui tient encore de l’aventurisme, poursuit l’auteur. – Mais la recherche scientifique, des fois ça ne mène nulle part et des fois ça amène des découvertes… – Les spécialistes du cerveau ne savent même pas quelle est la véritable fonction de ce rajeunissement des neurones. Cette question laisse une grande place à la spéculation, notamment parce que le lieu de naissance des cellules, l’hippocampe, joue un rôle essentiel dans l’apprentissage et la mémoire. "

Dans l’exemple qui suit, vous allez voir comment l’idée que la mémoire est une faculté qui oublie a des chances d’être fondée. " Si l’hippocampe est endommagé – par exemple à la suite d’une intervention chirurgicale –, le patient se souvient habituellement d’événements anciens, mais ses impressions récentes ne parviennent pas à s’inscrire dans sa mémoire. Une personne souffrant de ce handicap peut très bien retenir un chiffre en le marmonnant constamment. Mais, si l’on détourne son attention pendant un moment, elle oubliera non seulement le chiffre, mais tout simplement le fait qu’elle devait retenir quelque chose. La fontaine de jouvence que semble constituer l’hippocampe aurait-elle pour fonction l’oubli, comme le pense Fernando Nottenbohm, spécialiste du comportement à l’Université Rockefeller? – Ça c’est très étonnant!  –

" Selon sa théorie, l’hippocampe est le siège d’une mémoire temporaire à capacité limitée. Pour faire de la place aux souvenirs récents, cette mémoire doit se débarrasser des vieux neurones et des informations qu’ils contiennent. De nouveaux neurones vides viennent alors les remplacer. " En tous les cas, c’est une hypothèse qui pourrait expliquer pourquoi je ne me souviens plus de grand-chose… [rires]

Puis l’auteur explique plus loin que, à chaque printemps, certaines régions du cerveau des canaris mâles s’épanouissent, car, à cette époque, le canari doit séduire une femelle par son chant. Alors là, l’hippocampe devient généreux en neurones. " Une fois passée la période de reproduction, le nombre de neurones diminue – ce n’est plus nécessaire – et les chanteurs oublient leur mélodie. Au printemps suivant, ils recommencent à triller, mais de façon très différente, réactivés sur le plan neuronal. " Comme ils n’ont plus les neurones qu’ils avaient autrefois, ils ont oublié la " toune " de l’année précédente. N’est-ce pas extraordinaire? C’est pour ça sûrement que j’ai oublié bien des " tounes " dans ma vie… [rires]

Il y a aussi les mésanges à tête noire d’Amérique du Nord dont le cerveau se renforce à l’automne, quand la nourriture se raréfie. Comme si l’oiseau devait se souvenir davantage de l’endroit où il a caché la nourriture; se souvenir davantage aussi de ses déplacements, de ses activités. Le cerveau de la mésange subit un renouvellement complet.

On a également tenté certaines expériences avec des souris. La moitié des souris ont été placées dans un petit enclos ordinaire et d’autres ont été installées dans un endroit disons distrayant : un Disneyland ou un Club Med à l’échelle des souris, si vous voulez, avec des roues, de quoi construire des nids, des bouts de bois, des petits trapèzes, etc. On a alors remarqué une différence notable entre les souris de ces deux groupes : celles qui vivaient dans un contexte luxueux avaient conservé deux fois plus de nouveaux neurones.

Extraordinaire, car cela signifie que lorsqu’on est joyeux, qu’on trippe et qu’on a beaucoup de fun, le cerveau se porte mieux. Ce serait peut-être un secret de longévité de dire qu’il faut avoir du plaisir dans la vie si on veut vivre vieux. Au fond, si tu n’as pas de plaisir, à quoi te servirais de vivre vieux? Tu t’emmerderais tout le temps et plus longtemps. [rires]

" Le nombre des neurones humains est-il également sensible au stress ou pas? " questionne l’auteur. Une étude avance que lorsqu’il y a une situation d’angoisse, cela réduit d’un tiers le nombre des nouvelles cellules nerveuses, ce qui n’est pas le cas lorsqu’on vit dans un contexte favorable. " Un conflit conjugal, des tensions au travail peuvent-ils influencer les capacités cérébrales? " demande-t-il encore. On n’en sait rien mais on ergote, on y pense…

" Un indice, cependant, nous dit l’auteur : les dépressifs chroniques et les patients ayant subi un traumatisme psychique voient leur hippocampe rétrécir. ‘ Peut-être, médite Fluchs, notre cerveau rejette-t-il le souvenir des moments difficiles. ’ " Qui sait?

 

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Les hommes racontés aux femmes

D’AMBRA, Gilles. Les hommes racontés aux femmes, Éd. JC Lattès, 1998.


Ce que les hommes pensent et ce que les femmes pensent, c’est très différent. " Nous respirons le même air, nous avons partagé les mêmes bancs d’école, nous travaillons dans les mêmes entreprises, nous avons les mêmes droits, alors nous croyons bêtement que nous agissons, pensons et parlons pareil. Faux. " Et complètement faux! C’est ce qu’explique l'ouvrage de Gilles d’Ambra
Les hommes racontés aux femmes. J’aime bien le sous-titre : Décoder ce qu’ils disent, ce qu’ils pensent, ce qu’ils font. Et les aimer quand même. Un livre qui est très drôle, mais que je prends au sérieux, parce que je trouve qu’il contient beaucoup de vrai.

D’après :

D’AMBRA, Gilles.
Les hommes racontés
aux femmes
,
Éd. JC Lattès, 1998.

pas d’égalité, mais des différences innées

Le premier chapitre s’intitule : " Petit traité de nos grandes différences " et se poursuit ainsi : " Faux. Pour de multiples raisons, génétiques aussi bien que culturelles, les hommes et les femmes ne fonctionnent pas de la même manière. Souvent, c’est comme si nous ne venions pas de la même planète. – Vous vous rappelez ce livre Les hommes viennent de mars, Les femmes de Vénus? – Vous rencontrez un homme, vous vivez avec lui, vous ressentez des affinités, alors vous vous imaginez que vous vous ressemblez un peu ou beaucoup. Mais, au fond, il y a plus de différences entre vous et lui qu’entre vous et une paysanne bantou du siècle dernier. Résultat : vous l’évaluez, vous le jugez, en fonction de votre sensibilité, de vos propres réactions et, la plupart du temps, vous avez tout faux. Après, forcément, vous lui en voulez. Vous avez l’impression de vous être fait avoir ou d’avoir été trahie.

" En réalité, vous vous êtes piégée toute seule dans un certain nombre de préjugés. Nous en faisons, d’ailleurs, autant de notre côté. Comment ne plus vous tromper d’homme ou d’histoire d’amour? Comment réduire les malentendus et les causes de conflit? Donner plus de chances à une relation? Facile. Partez du principe que les hommes ne fonctionnent vraiment pas du tout comme vous. Ne faites plus du‘ gynécomorphisme ’. Apprenez à les voir comme des hommes. "

Plus loin, un sous-chapitre annonce : " Nous ne réagissons pas comme vous " et se lit comme suit : " Pourquoi les hommes aiment-ils tant le foot, les voitures, la vitesse. Pourquoi sont-ils souvent infidèles et persuadés que ‘ ça n’a pas d’importance ’? Pourquoi s’intéressent-ils moins que les femmes à la maison et aux histoires de cœur et plus à la politique ou à l’argent? On a cru pendant longtemps que c’était purement culturel. Les hommes et les femmes étaient faits de la même pâte, mais l’Histoire et la société les modelaient différemment.

" Aujourd’hui, même si on mesure le poids des traditions et de l’éducation dans les comportements masculins et féminins – c’est évident que ça a joué un rôle – on doit reconnaître que les hommes et les femmes ont d’abord un inné différent. Sexualité, amour, centres d’intérêt, systèmes de valeurs… nous ne réagissons pas comme vous pour des raisons essentiellement biologiques ", affirme Gilles d’Ambra.

" Les premières découvertes datent des années 80. On s’apercevait alors que le cerveau avait un sexe ", poursuit-il. Et ça continue sur ce ton-là. " Nous ne parlons pas comme vous ", par exemple. Gilles d’Ambra a non seulement des propos ou des opinions, il a aussi beaucoup d’informations intéressantes à transmettre. Il explique, par exemple, les différences d’appétit sexuel : " Les hommes ont plus besoin que les femmes de satisfaction purement sexuelle. Cela explique aussi bien leur infidélité ou le fait que, même en menant une vie de couple, ils continuent de se masturber de temps en temps (67,6 % des hommes contre 22 % des femmes). […]

" Comme le recommandent deux scientifiques américains, Diane McGuiness et Karl Pribams : ‘ Ce qu’il faut rendre égal, c’est la valeur accordée à nos différences. ’ "

comment interpréter leurs paroles

Vous apprendrez dans cet ouvrage, mesdames, à ne pas toujours prendre les paroles d’un homme à la lettre, comme le suggère un tableau dans lequel on retrouve un colonne de " Il vous dit " et une autre de " Cela peut aussi signifier " : "  Il vous dit : ‘ Je t’aime ’. Cela peut aussi signifier : ‘ J ’ai envie de toi. ’ " – Il est prudent ici… – Il vous dit : ‘ Je t ’aime beaucoup. ’ Cela peut aussi signifier : ‘ Je ne t ’aime pas. ’ ‘ Je t ’aime bien ’ peut aussi signifier : ‘ Tu me plais ’ ‘ Bien oui je t’aime ’, peut aussi signifier : ‘ Arrête de me coller. ’ " Et la liste continue.

les hommes sont lâches

Mais l’auteur dit beaucoup de choses à propos des hommes aussi. Il y a un chapitre qui s’intitule : " Pourquoi les hommes sont lâches? " " Les hommes sont lâches. Vous en êtes souvent persuadées. Une grosse minorité (22 %) d’entre vous nous reprochent même de toujours, toujours, toujours nous défiler. En amour où on n’ose plus vous draguer, on ne fait plus de projets d’avenir. ‘ Aujourd’hui, les garçons ont peur de s’engager. ’ (Claire, 22 ans) […]

" Nous ne sommes pas très courageux, avoue plus loin D’Ambra. Le courage des hommes c’est beaucoup un mythe. Vous êtes souvent déçues parce que vous nous croyez plus courageux que nous ne le sommes vraiment. Ce que vous prenez pour du courage, en fait, généralement c’est de l’agressivité. On fait plus de tapage, on est plus inconscient devant les dangers. "

 


ce qu’ils attendent des femmes

D’une façon à la fois humoristique et bien documentée, il aborde la question des hormones. Dans un chapitre intitulé " Ce qu’ils attendent de vous ", il prévient les dames :

" C’est assez mauvais signe quand…

Il essaie de vous sauter dessus dès le premier soir.
De cette manière, il sait très vite à quoi s’en tenir avec vous. Si ça marche, il se fera plaisir rapidement. Si ça ne marche pas, il essaiera avec une autre.

Il ne vous rappelle pas le lendemain.
En clair, le message c’est : ‘ Toi et moi, on se reverra peut-être, mais je n’ai pas l’intention d’en faire une habitude.

Il ne vous invite jamais à dîner
Ni à déjeuner non plus. Il vous donne toujours rendez-vous chez lui (il vous saute dessus dès que vous arrivez) ou alors chez vous (il peut partir en invoquant n’importe quel prétexte lorsqu’il en a marre).

Il vous laisse payer l’addition
Surtout quand c’est vous qui avez choisi le restaurant. Il vous dit : ‘ La prochaine fois, c’est pour moi ’, mais la prochaine fois, s’il y en a une, il vous invite dans un boui-boui (il n’investit pas) ou au chinois du coin (de chez lui).

Il n’embrasse pas
Ou si peu. Votre haleine n’y est pour rien. C’est sa façon (comme les prostituées), de garder votre relation dans un certain anonymat, d’éviter trop d’intimité. –[rires] Il y a de tout, il y a vraiment de tout! – […]

Il ne vous propose jamais de vous emmener en week-end
Normal. S’il n’a pas envie de passer une nuit avec vous, 48 heures, il s’en fait un calvaire.

Il ne vous parle jamais de ses ex
Parce que ce ne sont pas des ex : il continue à les voir. Ou il vous en parle tout le temps pour vanter leurs qualités (il fait jouer la concurrence).

Il ne vous parle jamais de son enfance
Il ne veut pas vous montrer ses faiblesses. Il prévoit qu’un jour vous pourriez les utiliser contre lui.

Il ne vous parle jamais de ses parents
Parce que ses parents c’est de l’histoire. Avec vous c’est de l’éphémère. Il ne veut pas d’histoires. "

sexualité au masculin

Et il y a tout un chapitre qui parle de la sexualité au masculin, qui s’intitule : " Ce qu’ils aiment dans le sexe ". " Plus libre de votre corps, plus délurée que les femmes des générations passées, vous vous croyez assurée côté sexe. Peut-être pas toujours, mais la plupart du temps, en tout cas bien mieux que vos aînées des années 60. Faux. Tous les sondages, toutes les enquêtes, réalisés auprès des hommes, sont formels : 23 % s’ennuient parfois en faisant l’amour, 43 % se plaignent de ne pas le faire assez souvent et une grande majorité trouve que les femmes n’assurent pas vraiment. Pour plusieurs raisons.

" D’abord, parce que les hommes sont devenus plus exigeants sexuellement (eux aussi). Aujourd’hui, ils ne se contentent plus d’avoir dans leur lit une femme docile. Vous affichez plus d’expériences, vous avez plus d’assurance, ils vous imaginent forcément plus actives, plus douées. Ils fantasment sur vos performances et ils sont souvent déçus quand ça ne suit pas. Ensuite, parce qu’ils vous trouvent généralement assez égoïste. Ils ont appris (plus ou moins bien) à être attentifs à votre plaisir, ils vous reprochent d’avoir oublié les leurs. Pour eux – là, une phrase extraordinaire –, c’est clair, c’est comme la cuisine : vous ne savez plus faire. " [rires]

" Comme on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre pas plus qu’on n’attache les chiens avec une saucisse, devinez ce qu’il vous reste à faire. Vous remettre à vos fourneaux, mais 12 % (seulement) des hommes avouent que c’est le meilleur moyen de les garder à la maison. Ou reprendre les chemins de nos plaisirs. Comment? Ce n’est pas bien compliqué. La sexualité masculine a des constantes, la plupart des hommes aiment et n’aiment pas les mêmes choses. " Là il se lance :

ce qu’ils aiment

" Nous aimons quand…

Vous nous faites l’amour souvent.
Question d’hormones (la testostérone) ou de stimulations extérieures, nous avons plus souvent envie que vous. Le sexe, on y pense tout le temps à 20 ans; toutes les dix minutes à 30; et toutes les vingt à 40. En moyenne, 206 fois par jour, ont calculé des psy américains. De votre côté, vous êtes 64 % à penser qu’une fois par semaine, ça suffit. Forcément, les hommes se sentent un peu frustrés. Résultat : ils sont de mauvaise humeur, parfois agressifs.

" Comblez nos besoins sexuels, tout le bénéfice est pour vous. Nous devenons plus tendres (à chaque orgasme, nous fabriquons de l’ocytocine, la fameuse hormone tendresse), plus performants (en manque, nous sommes trop excités physiquement, nous jouissons trop vite), plus fidèles (une bonne partie de nos errances sexuelles s’explique par un trop plein spermatique). – Vous comprenez qu’il justifie tout ce que vous voulez…Il a toutes les audaces, mais c’est un magnifique écrivain.

Vous prenez des initiatives
64 % des hommes sont pour. […]

Vous savez faire durer notre plaisir
Chez les mâles, la culture (amoureuse) doit s’imposer à la nature, sinon c’est le fiasco. – Parce qu’il dit – Tous les zoologues sont d’accord là-dessus : les hommes c’est comme les singes. S’ils écoutent leurs hormones, ils éjaculent au bout de quelques… secondes.  – Voilà.  – Certains (plus civilisés) ont appris à durer, mais pas tous (l’éjaculation précoce concerne 30 % des hommes) et pas forcément tout le temps. Durer, pour nous, ce n’est pas naturel. On le fait pour vous faire plaisir. Encore très mal, hélas, puisque la durée d’un rapport sexuel est de 6 minutes et de votre côté, vous avez besoin d’une générale de 15-20 minutes pour être sexuellement excitées.

" Forcément, nos relations sont plombées dès le départ. Vous pensez : ‘ Pourvu que je jouisse assez vite ’ et nous : ‘ Pourvu que je tienne assez longtemps ’. – [rires] Il précise plus loin : " Durer, ça dépend de nous, de notre entraînement, de notre niveau d’excitation (si nous n’avons pas fait l’amour depuis longtemps ou non), mais cela dépend aussi beaucoup de vous. On ne vous demande pas de devenir des pros du squeezing (technique du pincement du gland ou du pénis pour bloquer l’éjaculation). Mais vous pouvez aider un homme à se contrôler. "

L’auteur donne aussi des petits conseils. C’est sympathique… " En calmant le jeu quand vous sentez qu’il va trop vite (un petit mot gentil, une respiration plus lente, un arrêt ou un changement de rythme, ça peut suffire à le distraire). On apprécie quand vous savez nous désamorcer au moment crucial (ou au moins, nous éviter de piquer un sprint au moment où nous reprenons notre souffle), retarder l’explosion, nous garder en vous. Nos orgasmes sont, d’ailleurs, toujours plus intenses et bien meilleurs quand on les a retenus. "

Vous portez des dessous affriolants
Il a aussi une façon d’incorporer les données statistiques à travers un texte humoristique. Par exemple : " Dans un cerveau d’homme, les récepteurs visuels ont une connexion directe avec les centres du plaisir. Comme tous les mâles dans la nature (ordre des grands mammifères), nous nous déclenchons à l’odeur (vous n’avez pas tort de dépenser des fortunes en parfum), mais on s’excite en regardant.

" Notre plaisir est d’abord un plaisir des yeux. Cela explique pourquoi nous nous retrouvons parfois, bêtement, dans tous nos états en feuilletant des pages de lingerie des catalogues – il mentionne La Redoute et Les Trois Suisses, qui sont un peu l’équivalent du catalogue de Sears ou de celui de Dupuis Frères, autrefois. – Cela explique pourquoi nous sommes souvent plus allumés par ce qu’une femme suggère (56 % des hommes) que par ce qu’elle montre (17 % des hommes) ou pourquoi nous craquons pour la lingerie fine (82 % sur les dessous en soie contre 14 % pour les culottes Petit Bateau). " [rires]

Je ne sais pas si ça vous dit quelque chose les bobettes " Petit Bateau ". J’imagine quant à moi des petites culottes blanches très ordinaires. Pour nous, ce serait le catalogue de lingerie Victoria’s Secret qui est plus osée. Quand tu penses que tu reçois ça avec les quotidiens. Pour le petit-fils, puis son grand-père… [rires]

 

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Année internationale de l’Océan

 


Vous savez peut-être que 1998 est l’Année internationale de l’Océan, proclamée par l’Assemblée générale des Nations unies, en 1994, suite à l’initiative de la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO.

Cette campagne – comme toutes les campagnes annuelles – a déclenché chez les décideurs politiques une prise de conscience autour de l’importance des océans et de ses ressources pour les générations futures. Alors, en même temps, on se rend compte que, il y a cinq siècles – soit en 1498 –, l’explorateur portugais Vasco de Gama atteignait les Indes en empruntant les mers. Ce n’est donc pas un hasard si, au milieu de l’Année internationale de l’Océan, le monde a rendez-vous à Lisbonne pour une exposition mondiale où seront célébrés ces océans que l’aventurier a su si bien dompter.

En un demi-millénaire, la fascination pour le Grand Bleu ne s’est pas atténuée. Il y a là-bas une étonnante variété de faune qui continue à faire rêver, et on présente 150 000 espèces dans l’aquarium géant installé à Lisbonne pour l’Expo 98.

Vous ne trouvez pas que c’est curieux comme on est toujours, à notre époque, face aux deux extrêmes, dans une opposition dramatique. En même temps, on a la capacité de construire cinq aquariums géants qui se jouxtent les uns aux autres, d’aller chercher ces 150 000 animaux, de fabriquer l’eau salée, de reproduire le cadre naturel dont ils ont besoin, puis de les nourrir, etc., alors que l’on se trouve, sur la planète, avec des problèmes de diminution des stocks. Les scientifiques ont tiré la sonnette d’alarme sur les dossiers pêche et pollution qui menacent la survie de tous les océans. Les industriels, les politiques, les citoyens, vont devoir s’entendre pour préserver le capital de la planète.

C’est bien pour dire! Au moment où nous avons le pouvoir de bâtir et d’entretenir ces aquariums géants, de faire cette démonstration colossale, on se retrouve dans la situation où il va falloir apprendre la gestion durable par rapport au profit immédiat. Apprendre à gérer l’intensité de la pêche, etc.

À qui appartient la mer en réalité? À nous et à nos petits-enfants.

Accès aux versions enregistrées des émissions "Par 4 chemins" de Radio-Canada.

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