Accoucher aux mains de la médecine
À moins que le travail ne commence à la date " prévue
au programme ", ou dans les jours qui suivent, à moins d'avoir
des contractions efficaces, une poussée rapide, un périnée très souple,
et pas trop de douleurs, un accouchement à l'hôpital peut facilement
être accompagné d'une intervention médicale traumatisante.
En effet, si bébé étire sa gestation, le déclenchement
du travail est maintenant pratique courante et seffectue soit
par une rupture des membranes amniotiques, soit par un stripping,
manipulation qui consiste à dégager manuellement les membranes de la
paroi utérine et qui peut s'avérer douloureuse, il va sans dire. Ensuite,
pour accélérer le processus, on a maintenant très souvent recours à
l'oxitocine (une hormone de synthèse, parfois connue sous le nom d'une
marque de commerce, le Pitocin) : cette intervention provoque souvent
de très fortes contractions, ce qui nécessite l'utilisation d'analgésiques
et même d'anesthésiants, avec les conséquences que lon devine
sur l'apport d'oxygène au ftus. Dans l" assistance "
médicale à laccouchement, vient ensuite l'anesthésie locale ou
péridurale (communément appelée épidurale), qui insensibilise complètement
la partie inférieure du corps. À tout cela peut s'ajouter l'épisiotomie,
pour éviter la possible déchirure, les forceps ou la ventouse, quand
ce n'est pas la césarienne.
La présence en salle d'accouchement d'une personne
compétente, indépendante du milieu hospitalier accompagnante,
sage-femme, acupuncteur , peut donc s'avérer importante, soit
pour rassurer, apaiser et guider la parturiente, soit pour participer
aux soins. Mais une bonne préparation pendant la grossesse et le recours
à des stimulants naturels peut également faciliter le déroulement normal
de la naissance. À ce sujet, l'ouvrage qu'Isabelle Brabant publiait
en 1991 demeure la référence incontournable : plein d'intelligence,
de sensibilité et de tendresse, Une naissance heureuse, est publié
aux éditions Saint-Martin.